Alternative underground à saveur de métal 

Time Travel, c'est un mélange entre le métal... (Collaboration spéciale)

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Time Travel, c'est un mélange entre le métal et le progressif, un voyage à travers le temps et l'imaginaire proposé par Ghislain Lagrange, Martin Forest, Sébastien Lepage et Benoît Caplette.

Collaboration spéciale

(SHERBROOKE) Difficile de savoir ce qui se trame côté métal à Sherbrooke. Dans les rues, aucune affiche - c'est la loi! - annonçant ce qui se passe dans l'under-groud sherbrookois. Et pourtant, la scène heavy metal déplace les foules, enflamme les musiciens. Incursion dans le monde insolite du hardcore...

Il y a eu les années 1990 qui ont vu naître, passer et mourir quantité de bands et puis, la flamme s'est éteinte un peu, jusqu'à ce que Martin Bolduc la rallume. En 2004, voyant que la scène métal underground de Sherbrooke disparaissait, il a décidé de mettre sur pied une agence de boooking, Grind Scene Produx, qui depuis produit une vingtaine de spectacles par année."Le punk, le métal, le hard-core, c'est tellement large dans ce créneau-là, lance d'emblée le promoteur. Chose certaine, il y a définitivement une scène à Sherbrooke, pas seulement locale, mais internationale. Je dirais même qu'il n'y a rien de plus international. La planète au complet est venue se produire sur la scène underground de Sherbrooke."

Au quotidien, Martin Bolduc cherche non seulement à proposer aux Sherbrookois une programmation underground de qualité, il soutient aussi la relève d'ici. Sur la rue Fédéral, à deux pas du centre-ville, il loue 29 locaux de pratique aux musiciens d'ici. "Au total, 19 d'entre eux sont occupés par des groupes punk-métal. C'est énorme! Et non, la scène n'est pas saturée. Les jeunes continuent à en faire, à se renouveler, ce qui empêche la saturation."

Employé pendant plus de 11 ans de Musique Cité, le disquaire indépendant de la rue King qui a fait de la musique underground d'ici et d'ailleurs sa spécialité, Andrew Haddad a constaté, sur le terrain, le dynamisme de la scène sherbroo-koise. "Ç'a déjà été plus underground qu'aujourd'hui. À l'époque, il n'y avait pas de Myspace ou de Facebook pour se tenir au courant. Le monde se tenait, admet-il. Aujourd'hui, il y a beaucoup de jeunes, ça bouge."

Pur et dur dans sa démarche, son groupe, Brazen Hell, fondé en 2008, reste aujourd'hui un fier représentant du bon vieux hardcore sherbrookois ailleurs en province et aux États-Unis. "On fait vraiment du punk-hardcore, il n'y en a plus beaucoup qui font ça. En général, c'est une ville assez death metal", poursuit Andrew Haddad en soulignant quand même que la variété de styles divise parfois la scène et le public.

Comment figure Sherbrooke en comparaison avec d'autres villes? "Ce n'est pas Montréal, mais c'est une des bonnes scènes", note sans hésiter le chanteur de Brazen Hell. N'empêche qu'avec seulement un endroit, en l'occurrence le Bar Le Magog, où performer, les possibilités peuvent sembler restreintes.

"Le Magog, c'est pas mal la seule place pour accueillir la scène, mais c'est aussi une des meilleures, souligne Martin Bolduc. Récemment, la Boutique Sang % Gothik a commencé à organiser des événements, c'est l'fun de voir ça", ajoute celui qui aussi partie de Memories of an Old Man et WeWereUs, deux bands qui ont su faire leur place ces dernières années.

Et aujourd'hui, qu'est-ce qui tient la scène métal underground de Sherbrooke? "La passion et la persévérance", conclut Martin Bolduc en invitant les gens à voir et à entendre ce qui se fait bien au-delà des préjugés et des clichés qui accompagnent trop souvent la scène métal.

 

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