Et moi je n'suis qu'une chanceuse

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Josée Beaudoin

Puisque la rédaction de la présente chronique me laisse un peu de temps libre chaque mois, j'ai un sideline. Pour combler le reste de mes heures ouvrables, je suis recherchiste pour une émission de télé, ce qui m'amène à faire des pré-entrevues avec des personnalités connues qu'on aime connaître encore plus.

Ma job, c'est entre autres d'écouter Cathy Gauthier me raconter que, quand elle était jeune, elle regardait son poster des frères Rougeau en rêvant de marier un lutteur qui la défendrait si elle se faisait attaquer par un ours en allant aux bleuets. Ma job, c'est aussi de ne pas en revenir quand Michel Bergeron me raconte qu'un jour, alors que son équipe comptait plusieurs blessés et qu'elle roulait dans une tempête de neige vers une défaite assurée, il a demandé au chauffeur d'autobus s'il pouvait prendre le champ juste un peu, sans faire mal à personne, pour que la partie soit annulée. (Bon. Il s'est ravisé avant de s'écarter du droit chemin, mais il l'a demandé pour vrai!)

Ma job est fascinante quand Michel Jasmin me raconte qu'il pense avoir inventé la vague au stade olympique en 1984, alors qu'il devait animer la foule en attendant que le pape finisse sa sieste. Ma job est drôle quand Ricardo me raconte qu'il engage le même père Noël depuis 13 ans et qu'il ne l'a jamais vu habillé en civil. Ma job est touchante quand Debbie Lynch White me raconte qu'elle s'est fait tatouer dans le cou les premières mesures de Stairway to heaven parce que c'était la chanson préférée de son père. Ma job est belle quand Boucar me dit : « Le jour où j'ai rencontré ma blonde, mes Noëls ont pris une autre couleur; ils étaient noirs et ils sont devenus blancs. »

Ma job, l'autre soir, c'était de voir la si gentille Andrée Lachapelle danser, rire et s'émouvoir devant les surprises qu'on lui avait préparées. Pendant une pause, son chum qui la regardait s'extasier m'a chuchoté : « Je vis avec une petite fille depuis 22 ans... » Je ne pense pas avoir déjà vu un gars aimer autant sa blonde que lui à cet instant précis. Et dans ces moments-là, je ne suis pas une recherchiste. Je suis juste une sacrée chanceuse. Et je le sais.

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