Osez l'Esss

L'édifice qui rit. Dans l'Essss.... (Photo Hani Ferland)

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L'édifice qui rit. Dans l'Essss.

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Hani Ferland

Juillet. Mois de vacances. Mois de bonheur à dépenser son p'tit change en Mr Freeze mauves à 39 cennes au dépanneur. Mois à se dépayser du mieux qu'on peut, avec le budget qu'on a.

Pour ceux qui n'ont pas les moyens d'aller faire des selfies devant le Rocher Percé, je vous propose de découvrir l'Esss de Sherbrooke. Ouan. Ça peut paraître plate, MAIS QUE NENNI. C'est de l'exotisme pur. Un étendu de petits plaisirs de la vie qui, mis boute à boute, donne de quoi comme un grand plaisir de la vie.

Survol de beaux.

Le bonhomme gonflable qui danse dans le vent au coin de la 7e et King Est.

C'est LA nouveauté 2015 de l'Esss, gracieuseté du gars qui vend de la vapoterie. C'est une attraction du feu de Dieu qui rend automatiquement heureux. Attendre aux lumières à ce coin-là devient dès lors pure allégresse. C'est même d'une tristesse infinie lorsque la lumière passe au vert. Mon conseil : amène-toi un pique-nique pis parke-toi en face pour bien prendre le temps de t'imbiber de son existence exquise.

Le sourire des serveuses chez Délia.

Les serveuses du Délia Egg'Xtra sourient tout le temps. En demandant des nouvelles. En servant du café. En servant des crêpes aux asperges qui donnent envie de mourir noyé dans la sauce hollandaise. En ramassant les assiettes. En demandant si on a bien mangé (comme si nos faces repues, nos ceintures détachées pis nos quatre livres de plus prises en une heure répondaient pas déjà à la question.)

Elles sont merveilleuses et j'aimerais sincèrement me faire adopter par CHACUNE D'ELLES.

Admirer le gros boeuf du boucher sis au coin de la 12e pis de 24-Juin.

Pis se dire en son for intérieur : « C'est un sapré beau boeuf ça, pareil. Je devrais-tu aller me prendre en photo avec lui? » La réponse est oui. La réponse sera toujours oui à ça. On n'a jamais assez de photos de soi-même en présence d'un gros boeuf en plâtre. Jamais.

Attendre son tour pour manger de la molle pis accessoirement checker le graff le plus heureux de l'Esss.

S'il y a un spot à crème à glace cool dans l'Esss, c'est ben la crèmerie de la 10e Avenue Sud. Le menu s'étend à perte de vue et tu dois prendre un numéro, comme si t'étais à la SAAQ ou à la caisse pour te faire servir. Ça fait big, je trouve.

Une fois ta molle saucée dans le chocolat belge en main, dirige-toi vers l'édifice un peu plus loin, coin 10e et Woodward. Tu vas voir : il sourit, comme pour partager avec toi un moment de félicité. Si tu es chanceux, y aura peut-être un arc-en-ciel. Je te souhaite vraiment d'être chanceux.

Chanter sur la brosse « Ma vie c'est de la marde » de Lisa Leblanc sur la Papineau à 3 h du matin.

C'est vraiment trendy de faire ça. J'en ai pour preuve beaucoup de fringantes personnes qui performent admirablement de la glotte, heureuses d'offrir une performance à couper le souffle. De ce que j'ai saisi de l'activité, personne n'a vraiment besoin de savoir chanter juste pour la pratiquer.

Bonus : le duo canin qui réside dans le bloc au coin de Salaberry va probablement embarquer dans la chanson en tant que choristes. Et crois-moi : ils sont INCROYABLES pour se faire entendre. Une expérience hors de l'ordinaire qui te fera récolter moult encouragements sous forme de « TAYEULE » émanant des fenêtres ouvertes des résidents du quartier. Mais note que c'est d'même qu'on dit merci dans l'Esss.

Ben j'pense.

Heille, bon été à chacun de vous.

Osez l'Esss!

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