L'odeur de la Sainte-Flanelle

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Comme chaque fois où le Canadien se retrouve dans le bal du printemps, ça sent la Coupe au Québec en ce moment! Encore plus avec les devants 3 à 1 dans la série contre les Sénateurs d'Ottawa.

Mais contrairement aux relents de feu de paille qui suintaient de l'organisation par le passé, une autre odeur parfume la Sainte-Flanelle depuis peu de temps.

Un vent de fraîcheur aussi réconfortant qu'une feuille de Bounce dans un vestiaire où on semblait devoir dispenser la fragrance des bas sales de Guy Lafleur et autres fantômes du forum pour s'inspirer à gagner à une certaine époque.

À voir le gardien Andrew Hammond fermer les yeux devant un boulet de P.K. Subban et Carey Price continuer de garder les buts avec l'aplomb aussi régulier qu'une horloge suisse, je me dis qu'on est loin en titi des jours sombres où nos espoirs reposaient sur les épaules frêles de Brian Savage (être M. Octobre au baseball ça passe, mais au hockey, ç'est beaucoup moins honorable), de l'énigmatique Chad Kilger ou des Marcel Hossa et Valeri Bure de ce monde qu'on retient principalement en raison de leur filiation avec des hockeyeurs prestigieux.

Mieux encore, les deux buts de Dale Weise dimanche, dont le filet victorieux en prolongation, montrent que nos joueurs ne souffrent plus du syndrome John Leclair; qu'ils sont bons dans notre équipe, et non seulement après qu'on les ait refilés ailleurs.

On parle d'un gars que le CH est allé chercher en retour de la cinquième roue du carrosse, Raphael Diaz, l'an dernier. Pendant que Weise établit des sommets personnels avec le Tricolore et commence à voir surgir précocement son nom dans des phrases aux côtés de Claude «Pépé» Lemieux, Diaz regarde les Flames chauffer les Canucks et son retour au jeu laisse pas mal tout le monde indifférent.

Si vous n'êtes pas convaincus que nous sommes choyés d'avoir une telle équipe devant nous actuellement, rappelez-vous: il y a peu de temps, on devait se limiter à pavoiser à propos de Yanic Perreault parce qu'il était le roi des mises en jeu. On faisait abstraction du piano que Pierre Dagenais traînait sur son dos et on félicitait son expertise en fusillade.

En 2001-2002, le diminutif Oleg Petrov avait dominé les marqueurs du club avec 47 points...

En outre, depuis que Michel Therrien et Marc Bergevin ont pris les rênes de l'équipe en 2012, on n'entend plus parler que le club ne fait pas confiance aux jeunes, puisque des recrues de l'organisation graduent chaque année.

On n'entend même plus les doléances des experts qui plaidaient pourtant depuis 20 ans la nécessité de mettre la main sur un gros centre droitier!

Le plus plaisant, c'est que le party ne fait que commencer.

L'odeur de la Coupe va peut-être se dissiper, le Canadien ne va peut-être pas gagner le précieux trophée en juin, mais le vent de fraîcheur qui émane de la Sainte-Flanelle, lui, risque de souffler encore plusieurs années.

C'est le temps d'en prendre une bonne bouffée.

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