J'me peux plus d'Yves Desrosiers

On pourrait vénérer Yves Desrosiers pour le simple fait d'avoir accompagné... (Archives, La Presse)

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On pourrait vénérer Yves Desrosiers pour le simple fait d'avoir accompagné Lhasa De Sela vers l'avant scène de la musique il y a 20 ans et d'avoir créé en sa compagnie tout un univers d'ombre de lumière qui survivra longtemps à la chanteuse partie trop tôt.

On pourrait aussi adorer Yves Desrosiers pour le travail effectué au côté de nombreux artistes comme Jean Leloup, Richard Desjardins, Bïa ou Chloé Ste-Marie, que ce soit comme musicien, arrangeur, compositeur ou réalisateur.

Mais on aime aussi Yves Desrosiers seul, sur scène, recueilli sur cette guitare dont il est un maître incontesté, livrant de sa voix chaude, éraillée dans la douceur, des textes qui n'ont rien de vide et d'insipide.

Yves Desrosiers est le musicien de la poésie ou le poète de la musique, on ne saurait dire. Mais on ne reste jamais insensible à sa façon de nous plonger dans les textes tantôt de Nelligan, tantôt de Vissotsky, tantôt encore de contemporains confiants de remettre leurs mots entre bonnes mains. Desrosiers ne fait pas que de la musique, il crée un ton, un son, un univers où on se plonge sans résister.

Et la vie est tellement bonne que Desrosiers est là, dans le coin, ce samedi, dans l'intimité de La Petite Boîte noire. Je veux dire, Desrosiers sur scène avec Bïa ou Alejandra Ribeira, c'est pas mal. C'est même assez nice. Mais Desrosiers avec Desrosiers, tout entier dans ses textes et sa musique, ça passe moins souvent, vaut mieux en profiter.

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