La vie est injuste mon Caliméro

Jean-François Benoit. Aime les mots. Ceux qu'on dit,... (SPECTRE MÉDIA, JESSICA GARNEAU)

Agrandir

Jean-François Benoit. Aime les mots. Ceux qu'on dit, qu'on chante, qu'on écrit, qu'on murmure.

SPECTRE MÉDIA, JESSICA GARNEAU

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

La vie est injuste au départ. Comme le disait George Orwell, tous les animaux sont égaux, mais certains sont plus égaux que d'autres. On naît blanc, noir, jaune ou vert, dans un camp de réfugiés ou dans une cossue résidence de banlieue, à Ouagadougou ou à Flin Flon, Manitoba. On habite le quartier des Chanterelles ou un petit logement sur Aberdeen. On est brillant ou simple d'esprit, avec des yeux de grenouille ou un nez à la Cyrano. Notre voix est rauque, grave, mélodieuse ou cassante.

Hélas, notre volonté ou nos désirs n'ont rien à voir avec tout ça. La vie est injuste au départ parce qu'elle est une loterie qui nous fait gagner gros, moyennement ou bien pas du tout. Nul ne peut choisir ce qu'il est, mais tous nous pouvons, avec un peu de chance, choisir ce que nous devenons.

Mais attention! Je ne vous souhaite pas d'avoir une illumination et de croire bêtement en votre étoile à tout prix, parce que, comme l'affirment gourous et penseurs magiques, ce à quoi vous croyez arrivera forcément, puisque vous y croyez férocement... Parfois, on veut terriblement fort et on n'y arrive pas. D'autres fois, l'effort est moyen, mais le résultat, probant. C'est souvent imprévisible et c'est ça qui est extraordinaire au fond. L'espoir et les rêves sont essentiels, catalyseurs de grands et petits projets, agents de changement depuis toujours.

Je nous souhaite de la lucidité mélangée aux grandes espérances, de la nuance dans notre folie des grandeurs, collective ou personnelle. Je nous souhaite de l'ouverture à l'autre. Qu'il soit né blanc, noir, jaune ou vert, dans un camp de réfugiés ou dans une cossue résidence de banlieue. Société et individus en ressortiront grandis.Pour 2016 (et jusqu'en 2048 si possible), mon opinion est que je nous souhaite moins d'opinions, et plus d'empathie. Une opinion, comme on la conçoit de nos jours, n'est souvent qu'une réaction, sans fondement ni logique, qui ne sert qu'à soulager celui qui l'exprime. Mon sang se fige quand j'erre sur les réseaux sociaux et les forums de discussions, et que Daniel68 parle des valises des réfugiés syriens qui arrivent à Toronto, en soulignant que lui n'a pas les moyens de se payer du beau stock de même pour aller à Punta Cana dans son tout inclus. L'opinion sans argumentation ni réflexion ne vaut pas plus que le clavier sur lequel elle est tapée. Essayez l'empathie à la place. Ça, ça demande un effort, ça exige parfois une démarche, ça permet d'avoir une autre... opinion. Dans ce cas-ci, quand on veut, on peut vraiment.

Enfin, et en vrac, je souhaite que le film Star Wars soit à la hauteur, que nos enfants puissent s'épanouir dans la vie, que nos adultes puissent s'épanouir dans la vie, que le soleil continue de briller et de faire ressortir les riches couleurs des routes de campagne de l'Estrie, que vous gardiez un vif souvenir de La Nouvelle et de sa chef Sonia Bolduc, que la dinde ne soit pas trop sèche, que les ministères de l'Environnement et de l'Économie soient un jour fusionnés et que l'Hôtel des Gouverneurs finisse par ouvrir ses portes à Sherbrooke (j'en rêve la nuit). Je vous souhaite la paix, je vous donne ma paix.

Jean-françois Benoit

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer