Bacon et bourbon

Ça a commencé comme ça. Errance habituelle sur le web, pas d'intention claire,... (Archives, La Presse)

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Ça a commencé comme ça. Errance habituelle sur le web, pas d'intention claire, juste du temps à perdre. Vous savez ce que c'est. De clic en clic, je finis par aboutir sur le site de Bob le chef, comique créateur culinaire et star d'internet, qui donne des conseils post-brosse pour se remettre d'aplomb au niveau digestif.

À titre d'info, il suggère le BLT pour se remettre d'une cuite, article du Telegraph à l'appui. Il semble que le bacon a des effets bénéfiques sur le corps au lendemain d'une soirée d'abus. Trois clics plus tard, je me remémorais les grands classiques cinématographiques alcoolisés qui sauront peut-être, par leur intensité, réfréner nos ardeurs avant les chaudes soirées de décembre qui s'annoncent.

Hangover (2009)

Ne perdez pas votre temps avec les tomes 2 et 3 de cette trilogie, ce sont d'insupportables navets qui vous feront regretter d'avoir brûlé deux heures de votre vie pour ça. Mais le premier film est un bijou de comédie, d'une drôlerie extrême dans ce qu'il a de surprenant et de commun à la fois.

Quatre amis se poussent à Las Vegas pour l'enterrement de vie de garçon de l'un d'eux et perdent totalement la carte lors de la soirée. Au réveil, il y a un bébé ET un tigre dans leur chambre où une tornade semble être passée. Deux fois. Ils tenteront alors de recoller les morceaux de leur virée et devront aussi retrouver le futur marié... qui a disparu.

C'est loufoque, idiot et franchement tordant. Lors de l'arrivée du groupe au Caesars Palace, Alan (Zach Galifianakis) demande à la réceptionniste : est-ce que César a vraiment vécu ici? Vous voyez le genre. Pour une soirée pas compliquée.

Leaving Las Vegas (1995)

Même destination, mais un tout autre ton. Un scénariste qui a perdu son emploi (Nicolas Cage) se rend au Nevada dans la ville du vice pour se suicider à l'alcool dans une chambre d'hôtel. Film au budget minuscule pour lequel la star Cage a accepté un cachet de 240 000 $ (il gagnait 4 millions par production à l'époque), Leaving Las Vegas est un récit sombre et douloureux sur le mal de vivre et la dépression.

La trame sonore, avec les voix de Sting et Don Henley, a des sonorités jazz qui illustrent bien l'ambiance de bar après quelques scotchs. Cette oeuvre chargée au traitement unique est inspirée de la vie de John O'Brien. Ce dernier s'est enlevé la vie deux semaines après avoir appris que son roman serait adapté au cinéma. Un vrai drame. Nicolas Cage, époustouflant en artiste submergé par le désespoir, a remporté un Golden Globe et un Oscar pour son rôle dans cette production. Disponible sur iTunes.

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