Z pour Zombie

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Les zombies ont la cote ces jours-ci. The Walking Dead, la célèbre série télé diffusée à AMC, a relancé le genre en 2010. Des millions de personnes se sont attachées aux péripéties du shérif Rick Grimes et de sa bande dans une Amérique post-apocalyptique peuplée de morts-vivants.

Le succès de la série fut tel que des projets parallèles sont nés dans la foulée du produit original : magazine, jeux vidéos, série dérivée (Fear the Walking Dead) et Talking Dead, un talk-show diffusé après chaque épisode télé, question d'analyser ce qui vient de se passer dans ce cauchemardesque univers. Un record d'audience a été atteint lors de la cinquième saison avec une pointe à 17 millions de téléspectateurs. Le cinéma a aussi ses classiques sanguinolents peuplés d'êtres terrifiants. Pensons à Evil Dead de Sam Raimi (1981), World War Z (2013), 28 Days later de Danny Boyle (2002), I am Legend avec Will Smith (2007) et tout ce qui porte la griffe du maître George A. Romero.

En littérature, l'américain V.M. Zitto a sauté dans le bain (de sang) en 2012 avec L'homme des morts, une variation passionnante sur le thème des morts-vivants. Dans ce roman, les États-Unis sont scindés en deux : d'un côté, à l'ouest, la Zone occupée, territoire abandonné par les autorités, où des millions de zombies vivent en liberté à la recherche de chair fraîche. De l'autre, la Zone Libre, refuge des derniers êtres vivants qui n'ont pas été infectés par le terrible virus. Henry Marco a choisi de demeurer du côté dangereux de la frontière. À la demande de familles réfugiées à l'Est, il chasse les zombies et les élimine pour de bon, ce qui permet aux proches de faire leur deuil et de passer à autre chose. Le gouvernement de la Zone libre lui passe un jour une commande costaude; retrouver un homme qui pourrait avoir entre les mains un vaccin pour stopper l'épidémie. Le hic, c'est que l'individu se trouverait à Los Angeles, au coeur de la Zone occupée...

L'homme des morts est un récit efficace et terrifiant. Il y a cette vision apocalyptique d'un pays ravagé par un virus incontrôlable. Mais Zitto exploite aussi l'angle politique et financier de l'épidémie, où les grandes puissances se disputent la propriété des vaccins. Manipulations, mensonges et tactiques déloyales sont au rendez-vous. Un ami m'a déjà confié que pour lui, Walking Dead manquait de mouches et d'odeurs de putréfactions... Ce n'est définitivement pas le cas avec Zitto. Vous serez servi à souhait ici. Les mots de l'auteur transpirent la puanteur et illustrent à merveille ce que serait la réalité dans un univers zombifié. Une lecture déconseillée après le brunch du dimanche.

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