Cet anneau d'or

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Plusieurs ont tenté d'adapter ce classique de la littérature, de transposer sur grand écran le Gondor, Sauron et Aragorn. Hélas, Le Seigneur des anneaux n'était pas un projet facile.
Combien d'essais qui n'aboutirent à rien, combien de réalisateurs ambitieux qui, une fois l'enthousiasme de départ envolé, figeaient littéralement devant l'ampleur de la tâche?
Les Beatles avaient caressé l'ambition de porter à l'écran l'oeuvre de Tolkien, avec John Lennon dans le rôle de Gollum et Paul McCartney dans celui de Frodon. George Harrison aurait incarné Gandalf, alors que Ringo se serait glissé dans la peau de Sam. Mais le projet a avorté, trop compliqué à concrétiser.

Même chose pour le réalisateur John Boorman, qui a signé Delivrance (1972) et Excalibur (1981); il avait rencontré Tolkien, travaillé dur sur son scénario, pour en arriver à un plan tellement dispendieux qu'il avait dû le laisser tomber.

Il faudra la détermination du Néo-Zélandais Peter Jackson pour qu'enfin aboutissent les trois tomes sur grand écran en 2001, 2002 et 2003.

Et quelle réussite! Visuellement, le film a marqué son époque; jamais auparavant un réalisateur n'avait utilisé aussi habilement et avec autant de réalisme les images créées par ordinateur.

Que ce soit pour la bataille du gouffre de Helms ou pour l'extraordinaire animation du dégoûtant Gollum, les ajouts numériques de Jackson ont l'air vrais, ils s'intègrent totalement à l'environnement et aux acteurs faits de chair et d'os. Rien ne jure dans le décor, ni les Nazgûl (de terrifiants spectres chevauchant des dragons volants), ni les milliers d'orques qui veulent décimer le Rohan ou Minas Tirith.

Techniquement, La communauté de l'anneau, Les deux tours et Le retour du roi sont des chefs-d'oeuvre absolus. Mais ce n'est là qu'un élément du succès de cette trilogie.

La force des films de Jackson vient de l'histoire originelle, bien entendu, mais aussi du remarquable casting de cette aventure qui coûtera au total 300 millions de dollars à produire.

Les acteurs sont tous très forts, mémorables dans chacun de leurs rôles, marquants et émouvants à tous points de vue. Quel exploit que de faire passer des émotions dans un univers aussi fantaisiste!

Le fait que la plupart d'entre eux aient été des inconnus pour le public nord-américain a aussi apporté de la crédibilité à une saga qui aurait facilement pu ennuyer les cinéphiles avec ses elfes, ses nains et ses trolls. Voir Tom Cruise ou Nicolas Cage dans le rôle de Gandalf ou de Frodon n'aurait certainement pas eu le même effet.

Dix-sept Oscars et trois milliards de recettes au box-office plus tard, Le Seigneur des anneaux demeure une formidable épopée qui séduit encore, même presque 15 ans après sa sortie. Cette grande oeuvre saura résister au passage du temps, tout comme l'anneau de pouvoir...

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