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Arnold Schwarzenneger... (Archives, La Presse)

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Arnold Schwarzenneger

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Il en a tué des gens, ça oui. Avec des mitrailleuses, avec ses mains, avec des couteaux. Dans la vague des films violents des années 80, il s'est distingué comme une valeur sûre du box-office en cette matière. On l'a vu étriper et décapiter son prochain dans Conan le barbare (1981). Il s'est aussi signalé en froid robot tueur venu du futur dans Terminator (1984) et en soldat d'élite affrontant un extraterrestre malveillant dans Predator (1987).

Arnold Schwarzenneger a marqué le cinéma à sa façon, en prenant le taureau par les cornes à l'écran et en usant de son physique comme personne auparavant. Son parcours absolument fascinant, il le raconte dans Total Recall, l'incroyable et véridique histoire de ma vie, son autobiographie parue en 2012 aux Presses de la Cité. Parce que derrière les explosions et les biceps qui luisent, il y a le récit d'un immigrant qui a fait de nombreux sacrifices afin d'atteindre son idéal. Le rêve américain, c'est carrément lui.

Né en Autriche après la Seconde Guerre, Schwarzenneger raconte comment il s'est d'abord investi dans le culturisme, un sport méconnu du grand public dans les années 60-70. Doté d'un physique avantageux et d'une détermination d'acier, il parviendra à s'imposer dans sa discipline et à gravir les échelons un à un jusqu'à remporter les titres Monsieur Univers et Monsieur Olympia à plusieurs reprises. Ses succès lui ouvrent les portes des États-Unis, où il a toujours voulu s'établir.

C'est là que ça devient intéressant. Tout en continuant de pratiquer son sport, Schwarzie investit dans l'immobilier et travaille pour se faire une place dans le monde du cinéma. Ainsi, lorsque le succès populaire arrive avec Conan, il est déjà un homme d'affaires avisé, indépendant de fortune, qui a su gérer son argent de façon intelligente et efficace. Il mènera sa barque à Hollywood de la même manière qu'il s'entraînait avec des haltères. C'est-à-dire avec rigueur, constance et en gardant en tête son objectif de départ: devenir un des plus importants acteurs du septième art en Amérique. Et faire fructifier sa fortune aussi... Son premier rôle dans Hercule à New York (1971), lui rapportera 12 000$. Trente ans plus tard, son cachet dans Terminator 3, le soulèvement des machines (2003) sera de 30 millions de dollars.

Ce livre, même s'il est mal écrit, s'avère passionnant du début à la fin. Il nous fait découvrir une autre facette d'Arnold, qu'on aurait pu facilement classer dans la catégorie des héros monosyllabiques sans intérêt. On est bien loin de tout cela. Ce récit incroyable, c'est celui d'un immigrant qui souhaite améliorer sa condition et qui quitte son pays avec rien en poche, sinon son espoir d'aller au bout de ses rêves.

Et dans son cas (ce n'est pas toujours ainsi, j'en conviens), ça a fonctionné. De ses premiers pas à Los Angeles jusqu'à son entrée dans le cercle sélect des Kennedy, l'histoire de Schwarzenneger mérite d'être lue et racontée. Ne serait-ce que pour faire tomber quelques préjugés sur les innombrables personnages qu'on a qualifié de décérébrés sur la seule base de leur performance à l'écran...

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