Coup de foudre pour les paysages de Vancouver

Mary-Lee Néron pose avec sa grande amie Nathalie... (Photo, collaboration spéciale)

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Mary-Lee Néron pose avec sa grande amie Nathalie Legault Forest à Granville Island, à  Vancouver. Il y a quelques mois, La Nouvelle a aussi rencontré Nathalie Legault Forest, une autre Sherbrookoise exilée dans un autre coin du grand pays qu'est le Canada, Toronto.

Photo, collaboration spéciale

Mary-Lee Néron a posé les pieds à Vancouver pour la première fois dans le cadre du programme Katimavik. Aussitôt arrivée, elle a aussitôt eu le coup de foudre pour la ville, ses paysages, ses alentours, ses habitants. «Et si je venais vivre ici?» s'est-elle tout de suite demandé.

Une fois le programme terminé, Mary-Lee est retournée pour visiter ce coin de pays plus en profondeur. L'envie de rester se faisait toujours aussi pressante.

Or, sagesse oblige, la Sherbrookoise est revenue au bercail pour faire ses études d'études collégiales. Les images de Vancouver ne l'ont pourtant pas quittée pour autant, que non! L'idée de repartir trottait toujours dans sa tête, et c'est ce qu'elle fit aussitôt son diplôme en poche.

Et voilà qu'elle y reçoit son courrier depuis cinq ans déjà!

«Je suis en train de terminer mon baccalauréat en arts à l'Université Simon Fraser. Ensuite, je ferai le programme pour enseigner le français comme langue seconde. Car ici, il faut avoir un bac dans une discipline, peu importe laquelle, avant de pouvoir étudier en enseignement», explique celle qui a la piqûre du voyage.

Cela ne l'a pas empêchée, bien entendu, de commencer à travailler déjà dans le domaine qui l'intéresse.

En effet, elle offre maintenant des cours tutoraux à des élèves du primaire qui étudient dans des écoles d'immersion francophone.

«C'est vraiment en vogue, ici, d'apprendre le français. Je pense que c'est une vague d'immigrants qui a amené ça: ils souhaitaient que leurs enfants parlent les deux langues officielles du pays. Ensuite, de plus en plus de gens ont suivi le mouvement», explique Mary-Lee Néron.

Voilà donc une nouvelle encourageante pour celle qui souhaite justement gagner sa vie à enseigner la langue de Molières!

Musique dans le sang

Quand elle n'étudie pas et qu'elle ne travaille pas, la Sherbrookoise d'origine chante et joue de la musique. Depuis quelques années en effet, en compagnie de cinq autres camarades, elle joue des percussions et fait les arrière-voix pour un groupe qui s'appelle Blanket Barricade. D'ailleurs, son groupe vient tout juste de sortir un premier album, Parade Bells.

Belle passion, donc! «Nous faisons plusieurs shows dans la région de Vancouver», se réjouit celle qui a aussi participé, bien sûr, aux deux vidéoclips que le groupe a produits et lancés.

«Nous faisons du rock-pop», ajoute-t-elle.

Des hivers sous la pluie

À l'autre bout du pays, les habitants de la Colombie-Britannique ont passé le réveillon sans avoir la chance de voir les lumières de Noël extérieures sous un blanc duvet.

«À Vancouver, il pleut beaucoup de l'automne jusqu'au mois de février. Il n'y a pas vraiment de neige; s'il neige, elle fond très vite. Par contre, il y a de la neige sur les montagnes. Donc, il est possible de skier ou faire de la planche à neige jusqu'à, quelque fois, la fin du mois de mai.»

De la pluie en plein hiver, de quoi déprimer une Québécoise. «Le problème, c'est surtout quand il pleut pendant une semaine entière et qu'on ne voit pas le soleil du tout. Ça peut devenir démoralisant!»

Ce n'est pas cela qui va cependant décourager une Sherbrookoise amoureuse de son nouveau coin de pays.

«J'aime beaucoup Vancouver et je vais y terminer mes études. Mais après cela? Je vis un peu au jour le jour... Je verrai bien où j'irai!» assure-t-elle, la tête pleine de projets.

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