Journalistes du quotidien

Sarah Saïdi. «Comme journaliste, j'adore faire des découvertes,... (SPECTRE MÉDIA)

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Sarah Saïdi. «Comme journaliste, j'adore faire des découvertes, mais surtout... les partager!»

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Durant les dernières années, j'ai cumulé les emplois et... La Nouvelle. Si le travail se définit, selon le dictionnaire Usito, comme « une activité humaine laborieuse en échange d'argent », être journaliste à La Nouvelle serait plutôt une activité humaine, point.

Certains auraient pu le voir comme la goutte de trop dans mon horaire; moi, je le voyais comme l'une des seules gouttes qui valaient la peine d'être bues. J'ai rarement trouvé une activité professionnelle aussi nourrissante que m'abreuver des histoires des autres.

Tous ces Sherbrookois extraordinaires de l'ordinaire avec qui j'ai discuté m'ont partagé leurs bons coups, leurs passions, leurs peines et leurs joies. J'ai eu beaucoup de fierté et de plaisir à les diffuser à travers mes mots de journaliste. J'espérais, peut-être bien naïvement, que l'effet porte-voix du journal fasse résonner des émotions chez les uns ou incite à passer à l'action chez les autres.

Mais à travers toutes ces voix, j'ai souvent oublié d'en écouter une : la mienne. Le ronronnement du quotidien, le martèlement des obligations, l'appel du futur... Comment réussir à s'entendre dans une vie aussi cacophonique?

Voilà pourquoi je vous souhaite de reprendre le flambeau de l'équipe de La Nouvelle pour prêter une oreille bienveillante et attentive à vous : ce que vous êtes, ce que vous voulez, ce que vous avez à dire. Je ne parle pas des pensées qui défilent à cent mille à l'heure dans votre tête. Je parle de ce qui vient des profondeurs du coeur. Que la voix nous dise d'enfiler notre pyjama en guise de réconfort ou qu'elle nous supplie de réorienter notre vie à 180 degrés : tous ses appels sont importants. Je vous souhaite de prêter une oreille bienveillante et attentive à tous ces élans intérieurs dont il est souvent plus facile de se couper que de se préoccuper... pour éviter un conflit avec la raison.

Et pendant que vous vous faites l'oreille à votre propre vie, vous pourriez aussi vous pencher vers celles des autres. Sans hochement de tête convenu, d'onomatopée automatique ou de jugement gratuit, juste un être humain qui se préoccupe réellement d'un autre être humain. Quand l'écoute est authentique, les questions surgissent facilement et le silence perd son côté effrayant. Je vous garantis que les histoires et les leçons à en tirer vous toucheront tant et si bien que vous en redemanderez. Et La Nouvelle ne disparaîtra jamais complètement si vous devenez les journalistes du quotidien.

Sarah Saïdi

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