Le mystère fait monter le désir

Le désir starwarien monte chez les fans, dont... (SPECTRE MÉDIA, JULIEN CHAMBERLAND)

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Le désir starwarien monte chez les fans, dont chez nos modèles sherbrookois de la présente édition, un couple célèbre formé d'une journaliste et d'un dentiste dont nous tairons l'identité...

SPECTRE MÉDIA, JULIEN CHAMBERLAND

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Camélia Handfield

Quel lien de filiation unit l'un des anciens personnages à Rey, la nouvelle protagoniste rebelle du septième volet de la saga Star Wars? Qui est Kylo Ren et pourquoi s'est-il investi de la mission de Darth Vader? Qu'advient-il de Luke? Pourquoi ne figure-t-il pas sur l'affiche du Réveil de la force? Les mythiques buns latéraux à la Leia sont-ils encore de mise dans l'espace intergalactique, trente ans après Le retour du Jedi? Il faudra attendre vendredi pour le savoir.

Depuis novembre 2014, la franchise Star Wars a dévoilé au compte-gouttes les bandes-annonces et autres parcelles d'informations sur le film, contrairement aux produits dérivés qui ont massivement envahi les tablettes à temps pour Noël. Le mystère alimente et attise l'engouement et Disney tient à la stratégie du secret.

Éric Moreault soulignait la semaine dernière dans Le Soleil qu'il n'y avait pas eu de visionnement pour les médias internationaux lors de la conférence de presse, contrairement à ce que veut la pratique habituelle.

En France, François Forestier a publié sur le site du Nouvel Observateur son invitation à une projection à l'intention des journalistes, qui avait lieu le 15. On y annonçait que l'heure et l'endroit seraient communiqués la veille seulement par mesure de sécurité. Les spectateurs devaient signer un formulaire d'accord de confidentialité les engageant à ne rien divulguer de l'intrigue du film ni des liens entre les personnages. Leurs téléphones cellulaires étaient confisqués pendant la durée du visionnement et on les avait avisés de la présence d'agents de sécurité munis de jumelles à vision nocturne dans la salle.

Précieuses informations que celles de la suite de la saga.

Parce que le contenu des films de la Guerre des étoiles suscite d'emblée l'intérêt à travers le monde. « Tous les ingrédients du film culte y sont », note Marc D. David, spécialiste de la communication marketing et professeur à l'Université de Sherbrooke. « On a un bon réalisateur, des effets spéciaux, des trahisons, des revirements, le bien qui finit par triompher du mal. La clientèle est déjà vendue. »

La clientèle veut d'emblée connaître la suite. Quand même, il fallait procéder à la campagne de titillement « pour que le nouveau Star Wars deviennent un incontournable de 2015 », explique le professeur. Ces choses-là n'arrivent pas toutes seules. Et il y a toutes ces marchandises à vendre. « Il s'agit d'un des plus gros lancements de produits dérivés », précise-t-il.

Entre la sortie du premier volet de la saga en 1977 et la vente de Lucasfilm limited à la compagnie Walt Disney en 2012, les revenus de la franchise Star Wars s'élevaient à 28 milliards de dollars, selon le site Statistique brain.

Il se trouve où, le point de surexposition/d'écoeurement? « On ne peut pas trop parler de Star Wars, croit Marc D. David, pas pour l'ensemble des fans. Une telle frénésie, c'est un phénomène unique au cinéma. »

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