Star Wars, l'empire cinématographique

La première trilogie de Star Wars, diffusée entre... (SPECTRE MÉDIA, RENÉ MARQUIS)

Agrandir

La première trilogie de Star Wars, diffusée entre 1977 et 1983, a eu un impact certain sur le cinéma et la télévision. Selon le jeune cinéaste William Blanchet, c'est grâce à l'univers unique qu'a créé par George Lucas : une histoire de science-fiction bien ficelée, des personnages forts, crédibles et attachants et des effets spéciaux créatifs.

SPECTRE MÉDIA, RENÉ MARQUIS

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Christine Bureau

La saga Star Wars est venue à plusieurs moments « brasser des affaires », raconte le cinéaste impliqué dans sa communauté cinématographique de Sherbrooke, William Blanchet. Sans s'en douter, le réalisateur George Lucas a révolutionné le monde du cinéma avec sa première trilogie.

Le premier Star Wars a failli ne jamais voir le jour. Le film a été plus long que prévu à tourner, les difficultés se sont accumulées et les producteurs ont été tentés de tout arrêter. Quand l'épisode IV est finalement sorti, en 1977, le succès a été immédiat. Une nouvelle porte venait de s'ouvrir.

« À ce moment-là, l'ensemble de l'oeuvre a frappé l'imaginaire des jeunes. Une combinaison de tellement de genres, de tellement de personnages, d'une mythologie tellement bien ancrée, d'une histoire bien ficelée. C'est un univers au complet qui venait d'être créé », résume le cinéaste Blanchet.

George Lucas aurait pu faire un film de science-fiction basé seulement sur les effets spéciaux, mais il est allé plus loin que ça, poursuit-il. Ce sont les personnages qu'il a mis au monde qui ont en grande partie réussi à rallier autant de fans. « L'une des premières choses qui peut t'arriver en regardant Star Wars, en étant enfant, c'est d'avoir envie de donner une commande, d'avoir envie de faire bouger une chaise », confie-t-il.

C'est aussi ce qui explique le succès d'Harry Potter, croit-il. « Pourquoi les jeunes aiment autant Harry Potter? C'est un jeune rejeté, unique, avec un pouvoir et une histoire particulière. Luke Skywalker est ce modèle-là pour les jeunes. »

Une infographie montée par le site Shutterstruck démontre comment les personnages de Star Wars et leur univers ont été repris au fil du temps autant au cinéma qu'à la télévision. La notion d'élu, par exemple, est apparue dans les films Terminator et La Matrice, tandis que les androïdes - ces robots à la personnalité humaine - ont eu leur pendant dans Futurama, avec Bender, et dans Star Trek : la prochaine génération, avec Data. La Princesse Leia, grâce à son côté bad ass, a également fait des émules, notamment dans Le Cinquième élément, avec Leeloo, ou encore dans Buffy contre les vampires, durant les années 1990.

Autant les personnages ont chacun une personnalité forte, autant l'univers cinématographique de George Lucas est éclectique, diversifié. « C'est l'un des premiers mash-ups, ou mélange de genres, du cinéma. Tu as le style western, le style film d'aventures fantastique et tu as les moments style japonais à travers ça », note-t-il.

« Star Trek, c'est très clean, très propre. Là, tu as Star Wars filmé comme un western spaghetti genre Le bon, la brute et le truand. Tu as des moments de duels entre les personnages, des plans de caméra qui te disent oui, tu es dans un vaisseau spatial, mais c'est filmé comme si c'était une scène de la Seconde Guerre mondiale. Tu ne sens pas que tu es sur un plateau », atteste William Blanchet.

À l'époque, les effets spéciaux de la trilogie ont également fait grand bruit. Et même s'ils n'étaient pas tous révolutionnaires - l'écran bleu a souvent servi, par exemple - la créativité de George Lucas dans leur utilisation a maintes fois été soulignée. Pour William Blanchet, Star Wars est en somme le film de science-fiction que le public attendait depuis des années, celui qui a servi en partie à faire naître le genre, et qui a servi ensuite à la relance des films de superhéros.

« La pub de Superman, à l'époque, ça a été : "vous allez croire qu'un homme peut voler". Avant Star Wars, ça existait, ce genre d'effet, mais là, je pense que ça a ouvert une porte en terme de fantastique. »

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer