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Du 25 au 29 novembre, plus de 60 artisans de... (IMACOM, RENÉ MARQUIS)

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Du 25 au 29 novembre, plus de 60 artisans de la région présenteront leurs créations aux quelque 6000 visiteurs attendus au Salon des métiers d'art de l'Estrie. Pour Lyne Montmeny, directrice générale de la Corporation des métiers d'art du Québec en Estrie et organisatrice de l'événement, c'est une belle façon d'encourager les créateurs de la région et de voir la beauté.

IMACOM, RENÉ MARQUIS

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Philippe Cadieux

« Qualité et passion. » Voilà les premiers mots qui sortent de la bouche de Lyne Montmeny, lorsque questionnée au sujet du Salon des métiers d'art de l'Estrie. Disons qu'elle parle en connaissance de cause. Pour une vingtième année consécutive, la directrice générale de la Corporation des métiers d'art du Québec en Estrie est l'organisatrice de l'événement. Une responsabilité qu'elle accueille le sourire aux lèvres et le coeur léger. Parce qu'au fond, elle le fait pour l'amour de l'art.

Depuis quelques mois, c'est avec cet amour qui la tenaille qu'elle concocte soigneusement la 26e édition du salon. Du 25 au 29 novembre, plus de 60 artisans de la région présenteront leurs créations (lire petites merveilles) aux quelque 6000 visiteurs attendus.

« Chacun des artistes a été sélectionné grâce au travail méticuleux de notre comité d'évaluation. On a choisi un groupe de créateurs talentueux et professionnels qui sauront charmer les amateurs d'art », promet d'entrée de jeu Mme Montmeny.

Mais que retrouve-t-on au salon des métiers d'art? « Un peu de tout », explique l'organisatrice. « Le salon regroupe un mélange de créateurs qui utilisent parfois des techniques modernes, d'autres fois des techniques ancestrales. Ces derniers travaillent avec une panoplie de matériaux différents tels que du bois, de l'étain, du verre, de l'argile et j'en passe. »

De plus, cette année, plusieurs artistes profiteront de l'occasion pour présenter des oeuvres fabriquées à partir de rejets et de retailles d'atelier.

« Il y a de plus en plus d'artisans qui créent des oeuvres d'art grâce à des matériaux qui étaient auparavant jetés aux ordures ou tout simplement abandonnés. Nous avons donc décidé de créer un concours s'intitulant Les Nobles rejets. Pour participer, les visiteurs pourront voter sur place pour leur création préférée s'inscrivant dans cette catégorie », explique Mme Montmeny.

Protecteursdu patrimoine

Selon cette dernière, ces artisans du beau ont un rôle éminemment important à jouer dans notre société.

« Ce sont des gardiens des savoir-faire ancestraux. Par leurs oeuvres, ils parlent de nos racines et protègent un patrimoine qui risque de se perdre. Et malgré tout, ils le font en s'adaptant à l'ère moderne, aux nouvelles techniques et aux matériaux d'aujourd'hui en créant des oeuvres innovantes et actuelles. »

Pour la directrice générale de la corporation, même si la majorité des visiteurs du salon sont âgés entre 40 et 60 ans, la clientèle est tout de même hétéroclite.

« Notre clientèle est très diversifiée. Nous avons des visiteurs de toutes les tranches d'âge et de toutes les sphères sociales. Au final, tout ce que ça prend pour apprécier l'événement, c'est une certaine dose de curiosité intellectuelle. Il y a même des gens qui viennent seulement pour voir. Parce que, comme m'a déjà dit un visiteur, ça fait tellement de bien de voir la beauté. »

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