Mélomanes avant tout

Michel Alario et Louis-Philippe Gagnon partagent une passion... (La Nouvelle, Émilie Pinard)

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Michel Alario et Louis-Philippe Gagnon partagent une passion peu commune pour les disques et surtout pour la musique.

La Nouvelle, Émilie Pinard

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Émilie Pinard

Des placards convertis en coffres-forts. Des boîtes, des valises et des rayons gorgés de trésors méthodiquement rangés, identifiés, annotés. Des salons et des garages convertis en musées personnels. Les collectionneurs ne sont pas fous, mais ils sont certes passionnés...

Sur un fond de musique soul, on jase collection de vinyles. Plus de musique que de collection en fait. Parce que pour Michel Alario et Louis-Philippe Gagnon, la passion de la musique prime sur la passion d'amasser des disques.

Amis depuis une dizaine d'années, Michel et Louis-Philippe se sont connus grâce à leur intérêt musical. L'un travaillait au Musique Cité, l'autre en était un client assidu. Tous deux étant constamment à l'affût de la perle rare sur vinyle. [À plusieurs moments, Michel s'interrompt pour nous dire à quel point c'est bon ce qui joue. Un passionné. Un vrai. Il y a juste un passionné de musique pour spécifier que la profondeur des sillons est un gage de qualité musical].

À première vue, ils ont l'air collectionneurs : beaucoup de disques, recherche de la rareté, itinéraires de voyage en fonction des magasins de disques, etc. Malgré cela, ils ne se perçoivent pas comme tels.

« Tu es tombée sur des gens particuliers. [...] On ne se dit pas collectionneurs. Parce qu'il y a certains collectionneurs qui ne font qu'accumuler les disques, comme des cartes de hockey, et ils n'écoutent pas leur musique. Ils sont difficiles à dealer avec, on les aime moins», dit Michel.

« Malheureusement, des fois, lorsqu'il y a de l'argent à faire, il y a de la crapule », rajoute Louis-Philippe.

D'un commun accord, ils déplorent le manque d'éthique de certains collectionneurs. « Le marché a changé depuis quatre ou cinq ans. Il y a beaucoup de spéculation. Les disques ne se vendent pas nécessairement le prix de leur valeur réelle », renchérit-il.

« Nous, ce qu'on recherche, c'est davantage la qualité. Pour ma part, je recherche la rareté. Pas pour le prestige d'avoir quelque chose de rare, mais pour retracer l'histoire musicale du Québec. Parce qu'actuellement, il n'y a pas grand monde qui le fait », mentionne Michel.

Et les conjointes?

En effet, bien qu'ils écoutent de tous les styles, leur passion tourne beaucoup autour de la musique de garage québécoise des années soixante. D'ailleurs, Michel est reconnu pour avoir l'une des plus belles collections en ce sens, et ce, partout au pays.

Leurs conjointes partagent-elles la même passion? « Moi non! Elle est tannée! Mais elle tolère parce que c'est mon seul défaut. Mais je n'ai plus le droit d'arrêter dans les ventes de garage! » dit Louis-Philippe, un peu à la blague puisque sa conjointe est dans la pièce voisine.

Michel, lui, dit qu'il a vécu un peu la même chose avec une ex, mais qu'en ce moment, sa conjointe actuelle adore la musique presque autant que lui.

Et à leur mort? Que feront-ils de leur précieux?

Michel : « Moi, je sais qu'il y a deux ou trois disques avec lesquels je veux être enterré. Les autres, je vais les répartir à travers mes amis qui collectionnent aussi la musique. »

Louis-Philippe : « Moi je vais dire à ma blonde de garder ce qu'elle veut et de vendre le reste pour que mes funérailles ne coûtent rien! » conclut-il en riant.

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