Trip de filles hors pistes

Les ABC'S, Annie Baillargeon, Bianca Jacques, Chantale Belhumeur... (Photo fournie)

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Les ABC'S, Annie Baillargeon, Bianca Jacques, Chantale Belhumeur et Sophie Gagner, reviennent du Raid international de Gaspésie.

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Camélia Handfield

Elles sont membres du club de trail Le coureur, elles ont de 38 à 53 ans, leurs noms commencent par la lettre A, B, C et S et elles viennent de relever le défi du Raid international de Gaspésie, en septembre. En quatre jours, Annie Baillargeon, Bianca Jacques, Chantale Belhumeur et Sophie Gagner ont parcouru 150 km à la course, en vélo de montagne, en canot de rivière et de mer et à la nage, sans itinéraire dirigé, lâchées lousses dans le paysage de la région de la Baie-des-Chaleurs.

« Des paysages à couper le souffle », selon Sophie Gagner. Chaque soir, Annie Baillargeon planifiait le parcours du lendemain carte en mains, reliant des points précis par lesquels elles devaient passer et se signaler. Un exercice d'une heure ou deux.

Ils étaient 120 athlètes venus de douze pays à courir, mais beaucoup plus à s'investir dans l'événement. Les équipes de support, les propriétaires des terrains traversés par le raid, la population en général travaillaient au succès de la compétition organisée de concert par Endurance aventure et la Société de développement et de mise en valeur de Carleton-sur-Mer. « Il y avait une propriétaire qui avait préparé 300 muffins pour les participants! » raconte Annie Baillargeon.

Les ABC'S s'étaient fixé trois objectifs : ne pas se blesser, finir la course et, surtout, tripper ensemble. En insistant sur le « ensemble ». Quand l'une d'elles ralentissait, les autres l'attendaient. Il ne s'agissait pas d'obtenir le meilleur temps mais d'avoir du plaisir à courir. Et elles en ont eu.

Quand on leur demande quels moments de découragement elles ont dû affronter, les coureuses réfléchissent sans trouver. Le chavirement du canot? Il les a refroidies, sans causer de réel abattement. « À la fin, j'étais tannée d'avoir les pieds dans l'eau du matin au soir », confie tout de même Bianca Jacques.

Ce qui a entretenu leur motivation jusqu'à l'aboutissement de leur épreuve, c'est leur complicité, leur esprit d'équipe. « On est des amies à la base, explique Bianca Jacques. C'est un atout de savoir comment tes coéquipières réagissent dans les moments de fatigue, de quoi elles ont besoin, pour qu'on puisse mieux se soutenir. »

« Je pense qu'ils vont se souvenir des ABC'S longtemps », avance Sophie Gagner, faisant référence à leurs éclats de rire et leurs cris de célébration, poussés cinquante mètre avant l'arrivée - et maintenus jusqu'à l'arrivée.

« Si on pouvait inciter les femmes à participer à ce genre d'événement, ça serait bien, poursuit Sophie Gagner. Cette compétition-là est à la portée de tout le monde. »

Devant l'oeil sceptique de la journaliste, les ABC'S précisent : « À la portée de n'importe qui qui fait du sport. »

ABC'S, permettez-moi d'en douter.

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