La pharmacopée du dodo

Isabelle Fauteux, propriétaire pharmacienne... (IMACOM, MAXIME PICARD)

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Isabelle Fauteux, propriétaire pharmacienne

IMACOM, MAXIME PICARD

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Émilie Pinard

« Une pilule, une tite granule, une crème une pommade... » Dans la chanson de Mes Aïeux, tous les moyens sont bons pour réussir à trouver Morphée et à tomber dans ses bras. Mais avant de se ruiner en tites granules de toute sorte, mieux vaut connaître ce qui existe sur le marché et comment les utiliser.

Il existe une panoplie de remèdes pour aider à trouver le sommeil. Des produits naturels aux somnifères vendus sous prescriptions en passant par divers composés antihistaminiques, tout y est. Dans les produits naturels, les plus souvent utilisés sont la valériane, la passiflore, le houblon et la mélisse. En comprimés ou en tisane, ces plantes offrent des propriétés relaxantes.

Et la mélatonine? Également vendue dans les produits naturels, il s'agit d'une reproduction synthétique de l'hormone du même nom qui aide à dormir.

« La noirceur qui s'installe déclenche la sécrétion de mélatonine pour avertir le corps que l'on va bientôt s'endormir. La lumière [des écrans entre autres] peut venir perturber ce mécanisme. On peut parfois prendre de la mélatonine en supplément pour nous aider à nous endormir », explique la pharmacienne-propriétaire Isabelle Fauteux.

Règle générale, il n'y a pas trop de risque de dépendance physique à ces substances. Mais il se peut qu'on y développe une dépendance psychologique. « Le fait de ne pas prendre son comprimé avant d'aller dormir peut nous rendre anxieux, créer un stress et nous occasionner de la difficulté à nous endormir », note la pharmacienne.

Certains médicaments en vente libre contenant des antihistaminiques (les médicaments contre les allergies) peuvent également nous aider à trouver le sommeil. Ils contiennent de la diphenhydramine, qui possède des propriétés sédatives. Cependant, il est rare que ce soit recommandé d'office par les professionnels de la santé.

« Il peut y avoir certains effets secondaires. Il faut toujours vérifier avec son pharmacien s'il y a des contre-indications, soit par rapport à notre âge ou à ce que l'on prend déjà comme médication », précise madame Fauteux.

Et pour ce qui est des somnifères prescrits, il en existe plusieurs classes. La plus connue est celle des benzodiazépines, comme le fameux « lorazépam ». Leur consommation se doit d'être temporaire, puisqu'il existe un risque de dépendance tant physique que psychologique. Suite à une utilisation prolongée, il est important de diminuer graduellement le dosage afin d'éviter les symptômes de sevrage.

« L'utilisation de médicaments pour nous aider à dormir, quelle qu'elle soit, devrait toujours être transitoire, temporaire. Les difficultés reliées au sommeil peuvent être également une manifestation d'un problème de santé sous-jacent, alors si elles persistent il faut investiguer plus longuement, donc consulter un médecin », insiste Isabelle Fauteux.

Finalement, avant de se mettre aux tites granules, il est recommandé de tester certaines mesures non pharmacologiques : bien manger, faire de l'exercice, se coucher et se lever à des heures régulières, diminuer les sources de stress, diminuer sa consommation d'alcool ou de stimulants telle que la caféine, fermer les écrans. Après ça, on consulte un professionnel de la santé, conclut-elle.

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