Arrestation d'un psychologue scolaire : la CSRS veut se pencher sur ses capacités de prévention

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Au lendemain de la mise en accusation du psychologue scolaire Robert Pelletier pour leurre informatique d'enfant, la CSRS a fait appel à une équipe de soutien pour gérer l'onde de choc dans les écoles Larocque, l'Écollectif et des Quatre-Vents.

Imacom, Jessica Garneau

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(Sherbrooke) La Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSRS) analysera la possibilité d'être encore plus proactive en matière de prévention de la cybercriminalité.

Au lendemain de la mise en accusation du psychologue scolaire Robert Pelletier pour leurre informatique d'enfant, le directeur général de la CSRS André Lamarche se demande s'il n'est pas possible d'aller encore plus loin que ce qui se fait actuellement en prévention.

« Nous avons adopté une politique sur l'utilisation des médias sociaux et Internet auprès de notre personnel. De la formation est offerte au personnel et aux parents. Tous les élèves de secondaire 2 sont rencontrés par les policiers communautaires et il y a de l'affichage sur les murs des écoles. Il y a beaucoup de matériel de prévention offert aux élèves, mais nous allons regarder si nous ne pouvons pas en faire plus », assure André Lamarche.

Ce dernier lance aussi une invitation à la vigilance auprès des parents.

« À l'école, les élèves utilisent Internet sous supervision. Les parents doivent aussi encadrer l'utilisation des médias sociaux et d'Internet à la maison », estime le directeur général de la CSRS.

Gestion de crise

C'est cependant la gestion de la crise qui a primé mercredi à la CSRS.

« Il y avait de la fébrilité et certaines personnes étaient bouleversées. Le personnel de soutien était visible et présent pour répondre aux besoins tant des membres du personnel, des élèves que des parents. Il y a eu environ une dizaine d'interventions », explique le directeur général de la CSRS.

Une vingtaine de personnes étaient disponibles pour gérer l'onde de choc dans les écoles Larocque, l'Écollectif et plus particulièrement des Quatre-Vents. Étant donné que c'est l'un des membres de l'une des équipes d'urgence qui est impliqué, la CSRS a fait appel à des équipes d'autres quartiers pour assurer le suivi hier.

« Ce sont des gens qui étaient moins impliqués sur le plan émotif. Il y a eu environ une dizaine d'interventions dans les deux écoles. Demain (aujourd'hui), nous en maintiendrons une seule étant donné les besoins », indique M. Lamarche.

Ce dernier répète que le psychologue scolaire impliqué dans cette affaire de leurre d'enfant ne possédait pas d'antécédent judiciaire et que des vérifications avaient été faites.

« Nous ne pouvons pas faire davantage que ce que nous faisons au chapitre des vérifications de notre personnel », indique M. Lamarche.

Le président du Syndicat des professionnelles et des professionnels des commissions scolaires de l'Estrie Martin Côté explique que son rôle est de voir au respect des droits de Robert Pelletier et au soutien des collègues, parents et élèves.

« Il faut rappeler que le principe fondamental de notre système de justice est la présomption d'innocence. Nous sommes tenus par la loi de défendre les intérêts de ce membre. Nous analysons les conditions de remise en liberté par rapport aux fonctions qu'il occupe », mentionne M. Côté.

Ce dernier rappelle que les psychologues scolaires sont une denrée rare.

« C'est clair que cette situation a des impacts dans les écoles concernées. Il y a une crise à gérer. Ce type de situation amène des inquiétudes, alors nous restons à l'affût », assure Martin Côté.

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