Un problème de société

Stéphanie Tremblay du CALACS... (IMACOM, RENÉ MARQUIS)

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Stéphanie Tremblay du CALACS

IMACOM, RENÉ MARQUIS

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Pour souligner ses 35 ans, le Centre d'aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS) Agression Estrie tiendra les 17 et 18 septembre un colloque sous le thème « Les agressions à caractère sexuel, un problème de société ». Par le biais de ses services d'aide aux survivantes d'agression à caractère sexuel, le CALACS a rejoint des centaines de femmes depuis sa création.

« On accompagne ces femmes et ces filles à l'hôpital et dans leur parcours judiciaire. On contribue à ce que les femmes réussissent à vivre au quotidien », mentionne Stéphanie Tremblay, porte-parole du CALACS Agression Estrie.

« Il y a encore énormément de préjugés », ajoute cette intervenante pour qui la lutte aux agressions passe beaucoup par un volet préventif. « Il faut aussi et surtout faire de la sensibilisation dans les médias, les écoles et les autres milieux qui nous invitent pour sensibiliser les gens à la problématique. On veut qu'ils puissent soutenir les femmes et les filles. »

Par les femmes, pour les femmes

Le CALACS Agression Estrie a été créé par Madeleine Lacombe, une pionnière voulait au départ offrir des cours d'autodéfense, souligne Stéphanie Tremblay. « Elle s'est rendu compte que beaucoup des femmes qui suivaient ses cours avaient subi des agressions sexuelles. Rien ne leur était offert, sauf ces cours. Elle a donc fondé l'un des premiers CALACS au Québec. C'était dans la montée du mouvement féministe où il y avait de plus en plus de ressources au Québec. »

Et qu'en est-il, en 2015, du fléau que sont les agressions à caractère sexuel? « Je pense qu'aujourd'hui, comparativement à il y a 35 ans, c'est un problème qui est plus reconnu comme tel dans notre société. Dans les années 1980, par exemple, la loi reconnaissait qu'un conjoint pouvait agresser sa femme. Alors c'est sûr qu'il y a eu des avancements qu'on ne peut pas nier et on voit un changement de mentalité à travers les changements dans les lois. »

Pour cette intervenante, le Réseau des CALACS aura notamment réussi à briser des tabous et à réduire la honte, et ce « même si on ne le dénonce pas encore assez aujourd'hui. »

« Oui, c'est très difficile de prendre le téléphone et de nous appeler pour prendre rendez-vous », admet Stéphanie Tremblay. Parce que la culpabilité et la honte sont bien souvent les seules à accompagner les femmes qui demandent de l'aide au CALACS.

Plusieurs conférences sont prévues dans le cadre du colloque. Le 17 septembre se tiendra un 5 à 7 de lancement d'un livre de témoignages. Le lendemain aura lieu une activité soulignant la Journée d'action contre la violence sexuelle faite aux femmes (JACVSFF).

Pour obtenir des renseignements supplémentaires sur la journée ou sur les services offerts par le CALACS Agression Estrie, consultez le calacsestrie.com

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