La Fontaine de jouvence... ou presque!

Antoinette St-Pierre... (IMACOM, JOCELYN RIENDEAU)

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Antoinette St-Pierre

IMACOM, JOCELYN RIENDEAU

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Si jeunesse savait, si vieillesse pouvait propose un certain adage. Et bien, il s'adonne que plus souvent qu'autrement, la vieillesse sait, peut... et fait! Cette semaine dans La Nouvelle, portraits d'aînés dans l'action.

« J'essaie de me garder active tous les jours. »

Quand on l'écoute parler, on lui donnerait 70 ans. Peut-être même un peu moins. Pourtant, elle en a 80. Antoinette St-Pierre n'a peut-être pas trouvé la Fontaine de jouvence, mais sa longue liste d'engagements semble l'avoir gardé toute jeune.

« Au cours des années, et surtout depuis que j'ai pris ma retraite, j'ai fait beaucoup de bénévolat. Je pense que, peu importe notre état de santé, on peut toujours en faire, du bénévolat. »

Et du bénévolat, elle en fait! La Table régionale de concertation des aînés de l'Estrie, l'Université du troisième âge et les Petits Frères sont parmi les organismes qui la comptent parmi leurs bénévoles. Mme St-Pierre vient également de terminer son implication d'une dizaine d'années à l'Association québécoise de défense des droits des personnes retraitées et préretraitées.

« Je joue aussi aux quilles et je suis des cours de danse. Chaque année, je vais en Europe. J'aime apprendre des choses nouvelles, sur les nouvelles technologies entre autres. »

Pendant bon nombre d'années, cette récipiendaire de la Médaille du Lieutenant-gouverneur trouve assez de temps pour en donner à d'autres, alors qu'elle est aidante naturelle. « Ma mère a vécu jusqu'à cent ans! À 92 ans, elle a attrapé un virus. Elle a fait un AVC suite à ça et elle a été hospitalisée pendant 8 ans. »

Pour une femme aussi engagée que Mme St-Pierre, il est difficile de ne nommer qu'un ou deux souvenirs ayant marqué son parcours de bénévole. Elle en tire un de ses souvenirs, du temps où elle s'impliquait pour l'organisme Marraine tendresse auprès de jeunes mamans dans le besoin.

« J'aidais une maman qui a eu des jumeaux. C'était fascinant de voir la maman avec ses premiers bébés. Elle était dépassée par le travail et elle appréciait beaucoup l'organisme. Je prenais ses enfants un après l'autre pour lui donner du répit. Ça pouvait prendre jusqu'à deux heures environ. J'ai toujours gardé contact avec la mère, encore aujourd'hui. Ses enfants sont au secondaire maintenant. »

Assez impliqués, les jeunes?

« La relève, dans tous les organismes, c'est difficile », confirme Mme St-Pierre. Mais les bénévoles sont souvent des gens positifs et la situation ne l'inquiète pas pour autant.

« Moi j'ai toujours confiance qu'il y a aura des changements pour le mieux. Tous mes amis ont fait du bénévolat et ils en font encore. »

Pour elle, la solution passe par un bénévolat qui débute tôt dans la vie des jeunes. « Faut être habitué jeune à faire des activités de ce genre-là. À l'école, il y a des nouveaux programmes où les jeunes vont voir les personnes âges. Au secondaire, je sais qu'ils doivent faire des heures de bénévolat. Si on commence jeune, c'est comme le sport : on voudra en faire toute notre vie selon nos capacités. »

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