Longue marche vers l'épanouissement

Philip Bastarache est sur le point de compléter... (IMACOM, RENÉ MARQUIS)

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Philip Bastarache est sur le point de compléter une longue et interminable marche vers l'épanouissement.

IMACOM, RENÉ MARQUIS

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Philippe Cadieux

« Je ne suis peut-être pas épanoui financièrement, mais je suis clairement épanoui psychologiquement. »

Voilà la première phrase prononcée par Philip Bastarache lorsque questionné sur son cheminement scolaire pour le moins atypique. Tel un chercheur d'or, depuis qu'il a atteint l'âge de raison, Philip Bastarache a littéralement tamisé les méandres de son cerveau à la recherche d'un trésor qui lui permettrait d'assouvir sa soif de passion, tout en lui permettant de payer ses factures. Une longue et interminable marche vers l'épanouissement.

Ce parcours introspectif a commencé immédiatement après ses études secondaires. Après des tentatives infructueuses en génie civil et en sciences humaines au niveau collégial, Philip a décidé tenter sa chance dans un programme privé en psychologie.

« C'est la première formation postsecondaire que j'ai réussi à compléter. Pour la première fois de ma vie, je prenais mes études au sérieux et je sentais que j'avais la maturité nécessaire pour passer au travers. Toutefois, après trois ans d'étude à temps plein, même si la psychologie m'intéressait grandement, j'ai réalisé que je ne voulais pas faire ça de ma vie », avoue-t-il d'un ton assuré.

Un éclair de lucidité

Il s'est donc accordé une pause afin de réfléchir à son avenir. Et c'est dans un moment de divertissement et de flottement qu'il a été frappé d'un éclair de lucidité. « J'étais dans une troupe de théâtre et on nous a fait passer un test de compétence afin d'évaluer nos forces, nos faiblesses et le rôle que nous pouvions jouer dans le groupe. Pendant que mes comparses recevaient des résultats clairs et limpides, moi, mon évaluation me disait que j'étais bon dans tous les domaines sans nécessairement être extraordinaire. Disons que j'étais littéralement désorienté. »

De retour à la case départ, Philip Bastarache a décidé à partir de cet instant de se concentrer sur ses divers champs d'intérêt sans se mettre trop de pression. « Après le secondaire, à partir du moment où on doit choisir une formation, on sent une certaine pression sociale et on subit des influences extérieures afin d'assurer son avenir professionnel et financier. Pour ma part, suite aux résultats de ce test, j'ai décidé de foncer et de prendre le contrôle de ma destinée », explique-t-il.

À 29 ans, il a décidé de suivre une formation de charpenterie-menuiserie qu'il a complétée quelques mois plus tard avec des résultats bien au-delà de ses attentes. « Encore une fois, j'ai réalisé que je ne voulais pas faire ça de ma vie. Mais je n'étais pas déçu. Malgré tout, j'étais vraiment heureux d'avoir fait cette formation qui m'a permis de développer des connaissances et des habiletés manuelles. Ce sont des compétences que j'ai acquises pour le reste de ma vie. »

Dans quelques jours, Philip entamera un baccalauréat en études politiques appliquées à l'Université de Sherbrooke. « Aujourd'hui, je sais que c'est mon domaine de prédilection. J'ai le sentiment que j'ai enfin trouvé ma voie », affirme sans hésiter le Sherbrookois pluridisciplinaire.

Et même si ce n'est pas vraiment le cas, Philip n'aura aucun regret. « Ces nombreux changements de champ d'intérêt m'ont permis d'en apprendre plus sur moi et sur les gens qui m'entourent. Je sens que j'ai maintenant l'esprit bien ouvert et que je suis épanoui. »

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