La Fabrique à tout faire

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David Allard Martin et Julien Lachance ont fondé l'atelier collectif La Fabrique.

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Nora T. Lamontagne

Petit garage deviendra grand. Dans les prochaines semaines, La Fabrique, atelier collectif de création, déménagera au centre-ville dans ses nouveaux locaux. Quelque 8500 pieds carrés de possibilités, dont l'inauguration est prévue pour septembre.

La philosophie à la base de La Fabrique? « N'importe qui peut faire n'importe quoi. » La coopérative est là pour épauler les bricoleurs en tous genres dans leur démarche : elle fournit outils, formations et conseils à qui veut bien apprendre à se servir de ses deux mains.

« En étant parmi les pionniers [des ateliers coopératifs du genre], on démarre un mouvement. Notre défi, c'est de changer les mentalités : il faut revaloriser le travail manuel », constate David Allard Martin, l'un des trois fondateurs de La Fabrique. « Il faut que les gens réalisent qu'ils ont un potentiel. »

Qui a dit qu'il fallait un DEP pour apprendre les rudiments de l'ébénisterie? Tous les moyens sont bons pour intéresser les néophytes à l'art du DIY (Do It Yourself), notamment une quarantaine de formations données cet hiver, dont des ateliers de pyrogravure, d'initiation à la couture et de textile électronique.

« Les formations sur le bois de palette sont tout le temps pleines! » assure David en riant, en référence à la frénésie qui entoure le recyclage de ces bouts de bois mal-aimés.

Dans les prochains mois, La Fabrique augmentera sa superficie de plus de 20 fois. « On savait que le projet allait mener quelque part, mais ça restait dans le garage jusque-là », explique David, impliqué dans La Fabrique depuis près de deux ans. Cette expansion importante survient après que La Fabrique ait reçu de nombreux prix en entrepreneuriat ainsi qu'une subvention salariale pour permettre à son président de travailler au développement de la coop à temps plein.

« Les gens viennent chez nous parce qu'ils ont un projet », explique David. Et tous les projets sont permis, de la planche à découper au véhicule Baja. « On peut trouver n'importe quoi sur Internet aujourd'hui. Mais surtout, on peut trouver n'importe qui qui l'a fait, l'a filmé, l'a commenté et l'a mis sur Youtube, c'est fascinant. »

Afin de pouvoir équiper les artisans les plus variés dans leurs activités manuelles, le nouvel espace sera divisé en quatre sections : ébénisterie, métal, électronique et arts (un pot-pourri regroupant autant la sérigraphie que la couture ou la poterie). Les membres de la coop pourront acheter une journée, une semaine, voire même des années d'accès aux services qu'offre l'atelier.

La Fabrique cherche à créer une communauté inclusive à Sherbrooke, regroupant autant les menuisiers du dimanche que les artisans qui s'ignorent. « On veut créer la communauté la plus chaotique possible, avec du monde de partout. C'est tellement pas logique d'avoir chacun ses outils dans son garde-robe, de travailler sur son patio... C'est bien beau faire du DIY, mais s'il faut tous acheter nos outils séparément, on n'est pas plus avancés! » insiste David Allard Martin.

Heureusement, La Fabrique sera dorénavant en mesure de prodiguer tournevis et trucs.

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