À la pêche au lac des Nations

Les achigans à petite et à grande bouche... (Photo Imacom, René Marquis)

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Les achigans à petite et à grande bouche sont deux des quelques espèces de poissons comestibles du lac des Nations.

Photo Imacom, René Marquis

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Camélia Handfield

« There's only white chicks with kids and dogs », chante mon musicien d'ami Jérémie Fauteux à propos de la faune déambulant autour du lac dit des Nations et pourtant, entre les roller bladers torse nu et les marcheuses profitant de leur pause de dîner, la foule semble tout de même présenter un léger spectre de variété. C'est sans compter les pêcheurs dont la vue soulève des questions sur une tout autre faune : qu'y a-t-il, au fond de cette eau trouble, et est-ce que ça se mange?

«L'eau du lac n'est pas assez claire pour que des salmonidés, comme les truites, y vivent», mentionne d'emblée Carmelle Leroux. Dans le cadre d'un cours de formation en écologie de l'Université de Sherbrooke, la biologiste procède avec ses étudiants à une pêche expérimentale dans les eaux de la rivière Magog. Elle y a recensé de 8 à 11 espèces de poissons, dont plusieurs appréciées des amateurs de pêche sportive.

Le lac des Nations étant l'élargissement de la rivière Magog, on présume que sa faune aquatique ressemble largement à celle de ladite rivière. En se fiant sur les pêches expérimentales de Carmelle Leroux et ses étudiants, on apprend alors que l'étendue d'eau artificielle comprend comme espèces comestibles des brochets, des achigans à petite et à grande bouche, des perchaudes, des barbottes brunes, des crapets soleil et des crapets de roche.

Le lac devient aussi, notamment quand la température se fait chaude, l'hôte d'autres organismes : les parasites. «On remarque des points noirs sur la peau, par exemple, de la perchaude.» Nulle raison de s'inquiéter quant à la toxicité des poissons affectés. «La chair reste comestible, assure Carmelle Leroux, et la cuisson tue les parasites. Mais plusieurs pêcheurs préfèrent remettre le poisson à l'eau», concède-t-elle. Pour connaître les recommandations de consommation du poisson, on peut se référer au guide du ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques du Québec, disponible en ligne.

Il y a de la vie dans cette eau, bien que ce soit difficile à sonder du regard. «Si l'eau du lac des Nations n'est pas claire, c'est parce qu'il s'y développe des algues microscopiques, explique la biologiste. Et s'il y a des algues, c'est que des engrais atteignent le lac - quoique les canards en produisent une partie.»

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