De l'abandon à l'adoption

À leur arrivée, les pensionnaires sont gardés de... (Archives La Tribune)

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À leur arrivée, les pensionnaires sont gardés de trois à cinq jours au cours desquels la SPA tente de retrouver leurs maîtres. Après cette période de transition, l'animal sera suivi de façon plus approfondie par le vétérinaire, qui se chargera de le vacciner et le stériliser avant de le soumettre à l'adoption.

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Jean-Philippe Ouellette

Tous les ans, des animaux se voient séparés de leurs maîtres lors de la saison des déménagements. Heureusement, grâce au travail acharné des Sociétés protectrices des animaux (SPA), les abandons de nos amis à quatre pattes se concluent souvent par la promesse d'une nouvelle vie. 

Les animaux abandonnés ont la vie dure. En plus de perdre l'amour et les soins de leurs maîtres, ils sont égarés dans un environnement hostile où la nourriture est difficile à obtenir et les maladies sont courantes.

L'état de ceux qui sont rescapés par les SPA est donc très variable, tout comme leur provenance : confiés par d'anciens maîtres qui ne peuvent plus s'en occuper, apportés par de bons Samaritains qui les ont sortis de leur errance, récupérés par l'organisme à la suite d'appels de gens qui ont remarqué le chien ou le chat en détresse dans leur voisinage, etc.

L'aide du public est donc vitale pour sauver les animaux. «Nous n'avons pas de patrouilleurs qui se promènent pour trouver les animaux errants», explique Marie-Josée Roy, directrice de la SPA d'Arthabaska. «Nous agissons lorsque nous avons des appels, afin de ne pas nous faire accuser de vol. L'idéal est de nous les amener directement, ou de nous demander d'aller les chercher.»

Le plus avantageux pour l'animal est d'être apporté par son maître au lieu d'être abandonné, puisque cela accélère sa transition vers un nouveau milieu. «Je comprends les propriétaires qui sont trop gênés pour venir nous porter leurs animaux, mais il faut qu'ils le fassent, car connaître leur historique nous permet de leur trouver une famille idéale», souligne Marie-Josée Roy.

À leur arrivée, les pensionnaires sont gardés de trois à cinq jours au cours desquels la SPA tente de retrouver leurs maîtres. Après cette période de transition, l'animal sera suivi de façon plus approfondie par le vétérinaire, qui se chargera de le vacciner et le stériliser avant de le soumettre à l'adoption.

Dans le cas de la SPA d'Arthabaska, la grande majorité des animaux trouvent un nouveau foyer, même en période de grand achalandage. Cela fait la fierté de sa directrice : «Depuis au moins six ans, aucun chien n'a été euthanasié à cause de la surpopulation.»

Des pertes évitables

En plus des innombrables abandons estivaux, plusieurs pertes accidentelles arrivent pendant ou après les déménagements. Les portes mal fermées sont l'une des raisons principales, tout comme les temps d'adaptation trop courts avant de remettre les animaux à l'extérieur.

Certaines causes de disparitions sont plus surprenantes. « La période des déménagements est entre la Fête nationale et la fête du Canada, alors qu'il y a plusieurs feux d'artifice. Les gens apportent leur chien avec eux et lorsque celui-ci panique, ils se retrouvent avec leur laisse vide dans les mains », raconte Marie-Josée Roy.

L'importance de s'assurer de garder les médailles de ses compagnons à jour prend ici tout son sens, puisque les animaux peuvent être retournés à leurs familles sans l'intervention de la SPA. Ainsi, la prévention permet d'éviter de nombreux tourments inutiles, autant pour les maîtres que pour leurs compagnons.

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