Coupe Longueuil et Backstreet Boys

Pierre McCann à une autre époque......

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La cloche marquant le début des grandes vacances d'été va bientôt retentir dans nos cours d'école. Histoire de se mettre dans l'atmosphère estivale, La Nouvelle a demandé à ses collaborateurs de réveiller leurs plus beaux souvenirs de cette époque. Retours en arrière...

Entre être assis dans une classe ou devant la télé à jouer au Super Nintendo, j'aimais mieux la deuxième option. Si j'ai déjà pleuré après ma dernière journée d'une année scolaire, c'est parce que je me suis planté en bicyclette sur le chemin du retour à la maison, pas parce que c'était la fin des classes.

Même si je n'ai pas pleuré à la fin de cette année-là non plus, je me souviendrai toujours da ma sixième année en immersion anglaise. Mon enseignante était particulièrement créative côté pédagogie. Dans le cadre des activités «fill in the blanks», on nous remettait à l'écrit les paroles d'une chanson. En l'écoutant, on devait trouver les mots manquants. J'adorais ça! C'est là que j'ai découvert que je tripais sur les Beatles.

Je passe aujourd'hui aux aveux: en sixième année, j'aimais secrètement les Backstreet Boys. L'un des moments les plus humiliants de ma vie s'est déroulé au magasin de musique avec ma mère, qui avait bien voulu m'acheter leur CD. Dans les rayons, j'avais honte de mon plaisir coupable et j'essayais d'être le plus discret possible. Au moment de payer, s'adressant au commis de la caisse et devant les six personnes qui attendaient derrière nous, ma gentille mère avait dit d'une voix très forte: «Mon fils est ben gros gêné d'aimer les Backstreet Boys, mais c'est pas juste les filles qui aiment ça, hein monsieur?». C'est douloureux juste d'y repenser. Mais j'aimais trop les Backstreet Boys pour que ce traumatisme m'empêche de suggérer leurs chansons à mon prof de 6e année quelques semaines plus tard.

Mon pire cauchemar pendant mes vacances: le camp de jour! Eh que j'haïssais ça! Quand mes parents trouvaient que ça faisait assez d'heures que je passais à jouer à Donkey Kong Country, c'est là qu'ils m'envoyaient. Le camp de jour où mes parents m'inscrivaient se tenait sur le terrain de mon école. Pourquoi est-ce que j'aurais voulu passer un été à l'ÉCOLE?! J'ai donc développé une stratégie où je faisais juste assez d'activités extérieures pour ne pas que mes parents m'envoient au camp de jour.

Mes vraies de vraies vacances scolaires, ça se passait à la pêche à la truite. Au mois de juillet, on paquetait la voiture jusqu'au plafond et la famille partait pour une semaine ou deux dans un chalet sur le bord d'un lac. On se levait tôt pour être sur le plan d'eau avant le lever du soleil, on revenait au chalet pour le dîner, on jouait à des jeux de société ou on se baignait toute l'après-midi pour retourner pêcher jusqu'à ce que le ciel soit noir comme le poêle.

C'étaient des moments privilégiés où j'étais seul avec mon père. Je lisais la fierté dans ses yeux quand je réussissais à ramener une prise dans la chaloupe. Le reste du temps, on ne se disait pas grand-chose. C'est fou comme le silence peut être parlant quand on est à la pêche.

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