Cohabiter pour le meilleur et pour le pire

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En 2008, la famille Thompson s'est installée dans une maison intergénérationnelle. Une famille regroupant trois générations et totalisant onze personnes qui ont choisi de cohabiter pour le meilleur et pour le pire.

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Philippe Cadieux

« Aujourd'hui, j'ai le privilège de jouer un rôle de père pour mes petits-enfants. » Lorsque Sylvain Thompson, résident de Cookshire-Eaton, a eu l'opportunité de rassembler toute sa famille sous un même toit, il n'a pas hésité une seconde. Depuis 2008, il a littéralement transformé son domicile pour accueillir les membres de sa famille. Ses filles, ses gendres ainsi que leurs enfants résident tous à la même adresse. Une famille regroupant trois générations et totalisant onze personnes, qui ont choisi de cohabiter pour le meilleur et pour le pire.

« Au lieu de vieillir tout seuls, ma femme et moi, on a décidé de vivre le reste de nos jours près de notre famille », précise fièrement M. Thompson.

Pour ce dernier, sa maison intergénérationnelle est une véritable cure de jeunesse. « Ça nous garde jeunes et pimpants. Je ne pense pas que j'irais encore jouer au soccer dehors si je n'avais pas la chance de fréquenter mes petits-enfants tous les jours », avoue-t-il en s'esclaffant.

Mélanie, la fille de Sylvain, abonde dans le même sens. « Il existe une multitude d'avantages à habiter avec ses parents et ses soeurs. On partage les coûts, les tâches ménagères et même, parfois, la sauce à spaghetti», mentionne la pince-sans-rire.

« Nous sommes toujours présents l'un pour l'autre », ajoute-t-elle en se remémorant les nombreuses occasions où les membres de sa famille lui ont permis de traverser un moment difficile grâce à leur présence et leur aide.

Pas parfait

Évidemment, rien n'est parfait en ce bas monde. Même si cette famille estrienne est tissée serrée, elle a dû apprendre à accepter les limites de chacun afin de vivre en harmonie. De plus, les membres de la famille ont été obligés de troquer un peu d'intimité pour passer plus de temps ensemble.

« Malgré le fait que la maison est divisée en plusieurs appartements, on sait toujours ce qui se passe à côté. Disons qu'on ne peut rien cacher au reste de la famille », explique Mme Thompson.

Selon la résidente de la MRC du Haut-Saint-François, il est primordial de se respecter et d'être indépendant. « On ne veut surtout pas se taper sur les nerfs! »

Une relation unique

Au-delà de ces quelques concessions qu'il est nécessaire d'accepter lorsqu'on fait le choix de résider dans une maison intergénérationnelle, cette cohabitation permet de développer une relation unique avec la famille.

« Pour mes enfants, au fil des jours et des années, ce lien qu'ils renforcent avec leurs grands-parents, leurs tantes et leurs oncles n'a tout simplement pas de prix. Certains enfants voient leurs grands-parents deux fois par année. Les miens, ils les voient dix fois par jour », clame la mère de trois enfants.

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