Les dragons de l'agriculture urbaine

Véronica Kaczmarowski, Lou-Jenna Parizet, Laurence-Olivier Néron, Katia Preaud,... (IMACOM, JESSICA GARNEAU)

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Véronica Kaczmarowski, Lou-Jenna Parizet, Laurence-Olivier Néron, Katia Preaud, Gabriel Gallagher et Alexis Grondin-Landry invitent les Sherbrookois à présenter leurs projets novateurs en matière d'agriculture urbaine. L'objectif ultime: favoriser l'autonomie alimentaire par l'alimentation locale.

IMACOM, JESSICA GARNEAU

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Philippe Cadieux

Parce que l'agriculture n'est pas une exclusivité des régions rurales, des citadins de tout acabit ont décidé de se relever les manches et de plonger leurs mains dans la terre. Au printemps 2014, en organisant la première mouture de l'événement Sherbrooke, ville nourricière, Laurence-Olivier Néron et ses comparses avaient en tête un objectif bien défini : semer une graine dans l'esprit des Sherbrookois.

Eh bien, on peut dire sans se tromper que cette graine a germé. « Au départ, on désirait évaluer l'intérêt de la population sherbrookoise pour l'agriculture urbaine. Plus de 700 citoyens ont répondu à l'appel en participant à la première édition de Sherbrooke, ville nourricière. Pour nous, ce fut un grand succès qui nous a donné le goût de continuer », explique d'entrée de jeu M. Néron.

Les organisateurs ne comptent évidemment pas s'arrêter là. Aujourd'hui, leur nouvel objectif est d'encourager l'émergence d'initiatives locales en matière d'agriculture urbaine. De véritables dragons de l'entrepreneuriat agricole. « Après avoir inspiré la population en leur présentant des projets innovants, on veut maintenant accélérer le mouvement vers une autonomie alimentaire », clame l'organisateur d'un ton ferme et assuré.

C'est pourquoi, depuis quelques semaines, l'équipe de Sherbrooke, ville nourricière invite la population à présenter leurs projets novateurs en s'inscrivant en ligne. Après un premier tri, 18 projets seront sélectionnés afin de participer à un événement réseautage, le 4 juin prochain au restaurant Le Cartier.

Selon M. Néron, les projets sélectionnés vivront une expérience particulièrement enrichissante. « Les participants auront la chance de rencontrer des acteurs socioéconomiques de la région. C'est donc dire que cette activité nous permettra de créer des jumelages stratégiques entre nos partenaires et les promoteurs. On désire, entre autres, faciliter la mise en oeuvre de projets liés à l'agriculture urbaine grâce à notre réseau », précise-t-il.

Les agriculteurs en herbe ont jusqu'au 27 mai pour soumettre leur projet. Au moment d'écrire ces lignes, les organisateurs de cette initiative en avaient déjà reçu 15. « On aimerait en recueillir un peu plus d'une trentaine au total afin d'avoir une variété intéressante de projets à présenter à nos partenaires », ajoute M. Néron.

Pour l'autonomie alimentaire

Mais pourquoi cette passion pour l'agriculture urbaine? « Ça fait dix ans que je m'intéresse aux enjeux liés à l'alimentation. L'agriculture urbaine représente une solution efficace et accessible pour pallier les nombreuses problématiques liées au domaine de l'alimentation comme le gaspillage alimentaire et la famine. On aurait avantage en tant que collectivité et société mondiale à promouvoir l'alimentation locale et l'éducation alimentaire », clame l'organisateur.

Pour ceux et celles qui désirent participer à la deuxième édition de Sherbrooke, ville nourricière, l'événement devrait avoir lieu au mois d'octobre prochain dans un lieu qui reste encore à confirmer. En attendant, il est possible de présenter vos projets d'agriculture urbaine en visitant le http://villenourriciere.com

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