Numéro 108 s'iiiiil vous plaît!

Normand Bérard et Robert Lavoie, deux doyens des... (IMACOM, RENÉ MARQUIS)

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Normand Bérard et Robert Lavoie, deux doyens des employés des restaurants Louis Luncheonette, posent ici devant la cuisine de l'établissement.

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Faire un dossier sur les cantines sans parler des restaurants Louis de Sherbrooke aurait été un blasphème! Véritable symbole d'appartenance pour bien des résidants de la reine des Cantons-de-l'Est depuis les années 1950, le Louis reste pour plusieurs le champion poids lourd de la poutine, le dieu du roteux, le monarque de la patate frite. Pas surprenant que les employés soient fiers de faire partie de l'équipe.

Nous avons rencontré Normand Bérard et Robert Lavoie, vêtus de leurs traditionnels chapeau et tablier rayés, devant les cuisines du Louis situées sur la 11e Avenue dans l'est de la ville; c'est là qu'une partie de la nourriture utilisée dans les trois succursales, par exemple les boulettes de viande à hamburgers, est préparée. Les deux hommes sont parmi les doyens des employés de la chaîne.

« J'ai 70 ans. C'est la seule job que j'ai eue dans ma vie », nous confie Normand Bérard, qui a commencé à travailler dans les cuisines alors qu'il était âgé de 14 ans. Encore aujourd'hui, M. Bérard bosse six jours par semaine pour les luncheonnettes.

Robert Lavoie est gérant du restaurant de la rue King Est. Son lien d'emploi avec les Louis dure depuis 34 ans. « J'ai rentré comme étudiant j'avais 18 ans. Je faisais mon cours en mécanique diesel et je me suis aperçu que je n'aimais pas ça. Donc je suis resté chez Louis en attendant, mais en fin de compte, j'y suis resté. »

Les deux hommes soutiennent que c'est l'esprit de famille qui les a gardés chez Louis toutes ces années. « On a un patron qui respecte beaucoup l'aspect familial. Il est humain. Tu ne peux pas demander mieux. On a une belle reconnaissance », nous explique Robert Lavoie.

« On fait partie de la famille », s'empresse d'ajouter M. Bérard, qui a souvent invité M. Ellyson à ses anniversaires. « 25e, 50e, 60e, 70e : il a toujours été présent. Je l'invitais, pas pour avoir des cadeaux, mais parce qu'il aime ça la famille. »

Pas de ketchup dans l'temps

Cumulant 90 années de service, Normand et Robert ont eu la chance de voir évoluer ce qui est devenue une institution sherbrookoise.

Robert nous raconte que, caller le numéro de la commande, c'est toujours resté. « La seule chose qui a évolué, c'est le menu. Quand j'ai commencé chez Louis, c'était hot-dogs, hamburgs, frites. Y avait pas de ketchup chez Louis avant 1982. Tu avais sel et vinaigre pour les frites. Le ketchup pour les hamburgers, c'était un ketchup maison. On ne pouvait pas s'en servir pour les frites. »

« Ben non, pas de ketchup sur les frites! Faut pas nous insulter là! » plaisante Normand. Dans les débuts, avec 25 sous dans nos poches, on mangeait plus qu'à notre faim chez Louis. « 10 cennes un hot-dog, un coke c'était 10 cennes aussi, même chose une frite. La grosse frite familiale était 25 cennes. C'était de l'argent dans ce temps-là! »

Louis, c'est là pour rester. « C'est sûr, y en a pas d'autre ailleurs », de conclure Normand.

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