Vie et lutte dans l'arène

La communauté de la lutte est en grande... (IMACOM, RENÉ MARQUIS)

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La communauté de la lutte est en grande santé en Estrie, se réjouit François Séguin, alias Le Patriote, un passionné qui a aidé à la fondation de l'Académie de lutte estrienne, qui regroupe une trentaine de pugilistes.

IMACOM, RENÉ MARQUIS

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Philippe Cadieux

Le Patriote entre dans l'arène, la foule est en liesse. Cet instant lui appartient, il est au centre de l'univers. Il pénètre dans un monde qu'il connaît bien. Ce soir, les bons et les méchants combattront jusque dans les ténèbres. Une lutte sans merci pour la gloire. Les yeux fixés sur son rival, les poings serrés, la fleur de lys sur son coeur, il est littéralement galvanisé par les cris du public scandant son nom. La tension monte, la cloche retentit et le combat commence.

François Séguin, alias Le Patriote, est un passionné de lutte. Depuis dix ans, il investit une bonne partie de ses temps libres entre les câbles. Il a d'ailleurs participé activement à la création de l'Académie de Lutte Estrienne (ALE), une organisation permettant aux amoureux de la lutte de partager leur passion sur la scène.

Aujourd'hui, François est un fier représentant de ce sport-spectacle quelque peu méconnu. « Quand j'étais plus jeune, j'écoutais régulièrement la lutte à la télé. Au fil des ans, j'ai toujours été fasciné et intrigué par l'arrière-scène. En fait, lorsqu'on m'a proposé d'essayer ce sport, j'ai spontanément sauté sur l'occasion », se remémore le lutteur estrien au timbre de voix un brin nostalgique.

Le Patriote a aussitôt été conquis par la proximité et le contact avec les spectateurs. « Lors des combats, on est constamment en interaction avec la foule. Les gens te crient des encouragements, ils te poussent à te surpasser et à laisser toute ton énergie sur la scène. De plus, après chaque spectacle, on passe le reste de la soirée à discuter avec les fans et à créer des liens », ajoute-t-il.

Briser les préjugés

Toutefois, même si la lutte compte sur un bon bassin d'adeptes partout à travers le Québec, il existe encore plusieurs préjugés au sujet de ce sport. Et pourtant, selon François Séguin, essayer la lutte, c'est l'adopter.

« Ça m'arrive régulièrement d'avoir à convaincre les gens d'assister à une de nos performances. Alors, je leur explique que l'avantage avec la lutte, c'est qu'on n'est pas obligé d'être de grands connaisseurs pour apprécier le spectacle. Chacun des combats est un court métrage rempli de péripéties et de prestations athlétiques. C'est un divertissement de grande qualité qui gagne à être connu », clame-t-il.

Pour le combattant, la lutte peut également être une forme de thérapie.

« Pour certains spectateurs, ça leur permet d'oublier, pour quelques heures, les problèmes de leur quotidien. Ils viennent se défouler en passant une soirée dans notre univers. »

« La lutte va bien »

N'en déplaise à ceux qui détestent cette image du lutteur en collant, ce sport est en pleine santé. En Estrie, il y a plus d'une trentaine de pugilistes qui s'adonnent à cette activité et près d'une douzaine de spectacles organisés par année. Et les spectateurs sont de plus en plus nombreux aux combats.

« La lutte va bien. Actuellement, on sent qu'il y a une effervescence autour de ce sport. Les gens s'y intéressent de plus en plus et disons que c'est de bon augure pour l'avenir », se réjouit Le Patriote.

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