À 122 votes de la réussite

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Hélène Gravel a brigué deux fois les suffrages à la mairie de Sherbrooke, sans parvenir à ses fins.

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En cette époque de réussite à tout prix, on ne parle trop souvent de l'échec que du bout des lèvres. Mais bannir le mot échec de notre vocabulaire, c'est non seulement nier la vie, c'est lever le nez sur de fertiles occasions d'en apprendre sur soi. La Nouvelle donne cette semaine la parole à ceux qui ont su transformer leurs revers en leçons, voire en tremplins.

Serrer d'innombrables mains. Faire du porte-à-porte, même par mauvais temps. Passer des entrevues. Faire campagne à raison de 60 heures par semaine ou plus. Et au final, finir deuxième. À deux reprises. En démocratie, la ligne entre réussite et échec peut être extrêmement mince.

« Que tu finisses deuxième ou vingtième, ça demeure une défaite », soutient Hélène Gravel, candidate à la mairie de Sherbrooke en 2005 face à l'ancien maire Jean Perreault.

Lorsqu'elle s'est présentée à nouveau à l'élection de 2009, la présidente et fondatrice de l'Agence Continuum est passée à 122 voix de vaincre Bernard Sévigny, l'actuel maire de Sherbrooke. 122 votes, c'est à peine 0,2 % des votants.

« Le fait d'avoir fini si près du but n'a rien donné de plus. La situation demeure la même. Même si je me disais qu'une journée de plus aurait tout changé, qu'est-ce que ça fait? Il faut espérer que les gens au pouvoir vont peut-être porter les projets que nous on a portés. »

De par les efforts que nécessite une campagne électorale, Hélène Gravel reconnaît que l'échec politique peut être douloureux. Peut-être en partie à cause de sa fibre entrepreneuriale, elle croit qu'il faut rapidement « passer à autre chose ».

« J'ai toujours dit que la vie est tellement courte qu'on n'a pas le temps de s'apitoyer sur son sort. Je n'ai rien d'une victime de toute façon. C'est à partir de ce moment-là que tu rebondis. »

Quand une personne qui s'investit corps et âme passe si près du but, on peut s'attendre à ce qu'elle garde un goût amer de sa défaite. Pas Hélène Gravel. « Est-ce qu'on va se laisser abattre ou courber l'échine en se disant que tout est terminé? Non. »

Faire valoir ses idées

Certes, Hélène Gravel est une candidate qui n'a jamais accédé au pouvoir politique. « C'est sûr que le lendemain d'une campagne électorale, c'est un échec. L'objectif que j'avais, c'était d'occuper le poste de mairesse. »

Mais pour elle, perdre une campagne électorale a aussi un revers plus positif. « Avec du recul, c'est un privilège d'avoir pu mettre sur la place publique des idées auxquelles je croyais. »

Sur une base plus personnelle, Mme Gravel confie avoir appris énormément sur elle-même et sur les autres. « Humainement parlant, ça nous grandit. Rencontrer des gens extrêmement stimulants, écouter ce que les gens ont à dire : ça nous met à l'avant-plan de la volonté des citoyens. »

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