Apprendre de l'échec

Renelle Anctil, une femme d'affaires accomplie, a vécu... (ARCHIVES LA NOUVELLE)

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Renelle Anctil, une femme d'affaires accomplie, a vécu un échec retentissant en 2014 avec la fermeture du Brico-Max. Malgré tout, aujourd'hui, elle qualifie ce revers d'expérience enrichissante.

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Philippe Cadieux

En cette époque de réussite à tout prix, on ne parle trop souvent de l'échec que du bout des lèvres. Mais bannir le mot échec de notre vocabulaire, c'est non seulement nier la vie, c'est lever le nez sur de fertiles occasions d'en apprendre sur soi. La Nouvelle donne cette semaine la parole à ceux qui ont su transformer leurs revers en leçons, voire en tremplins.

En septembre 2013, Renelle Anctil annonçait avec enthousiasme l'ouverture du Brico-Max. Seulement quelques mois plus tard, elle devait se résigner à mettre la clé sous la porte. Un échec retentissant pour cette femme d'affaires sherbrookoise respectée. Elle n'avait jamais subi pareil revers. Renelle Anctil devait congédier quelques dizaines d'employés et accepter de renoncer à ce projet qui lui tenait à coeur. Une expérience difficile qui restera à jamais imprégnée dans sa mémoire.

« Encore aujourd'hui, je n'ai pas de qualificatif assez fort pour décrire cette expérience. On a mis le paquet, et malgré tout, on s'est dirigé directement dans le précipice. J'étais déchirée. C'était la première fois de ma vie que je vivais un échec de cette ampleur », explique bien humblement Renelle Anctil.

Et paradoxalement, au même moment que Renelle Anctil devait fermer boutique, elle recevait un doctorat honorifique à l'Université Bishop' s. « En quelques jours, j'ai vécu un mélange d'émotions particulièrement intenses. D'un côté, on me félicite pour ma carrière d'entrepreneure et d'un autre, je vis le plus gros échec de ma vie. Disons que le mois de juin 2014 a été difficile. »

Pas une victime

Toutefois, ce serait bien mal connaître cette femme d'affaires que de croire qu'elle a baissé les bras à la suite de ces événements. « Dans la vie, lorsqu'on passe à l'action, les choses se déroulent rarement comme prévu. Peu importe le résultat, il faut éviter la victimisation et accepter que nous sommes pleinement responsables de nos choix », clame-t-elle.

Il faut dire que Renelle Anctil, qui est copropriétaire des magasins Rona de Magog et Sherbrooke, a toujours su relever les défis et s'adapter au monde des affaires. « Savoir passer à l'action sans regarder en arrière, c'est un héritage de mon père. Malheureusement, trop souvent nos peurs et nos croyances dictent nos actions et freinent notre ambition. Lorsqu'on est en affaires, il faut savoir foncer pour atteindre nos objectifs. »

Une expérience enrichissante

Aujourd'hui, l'entrepreneure sherbrookoise qualifie ce revers d'expérience enrichissante. « Je discute régulièrement de cette mésaventure avec ma garde rapprochée. Nous avons beaucoup appris grâce à ces événements. Malgré les difficultés que nous avons traversées, nous avons décidé de tourner la page et de trouver la motivation nécessaire pour continuer. »

De plus, cet échec a permis à Renelle Anctil de compléter sa recette du succès. « Il existe une multitude d'ingrédients qui permettent de réussir en affaires. En fait, il n'y a pas de recette miracle. Elle est propre à chacun. Mais pour moi, le plus important est la santé », avoue-t-elle.

« Dans mon milieu familial, tout était dédié au travail et non à la santé et l'exercice physique. Cependant, au fil des années, j'ai décidé d'ajouter cet ingrédient à ma liste. Parce que dans mon cas, ce n'est pas la nuit qui porte conseil, mais la marche. »

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