Tant d'amour à donner

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Que votre coeur soit bien au chaud, satisfait, en recherche ou brisé pour la Saint-Valentin, on vous propose cette semaine trois tours amoureux aux tons différents, sur papier, à l'écran et en musique. Parce que l'amour, ça demeure une question de choix...

L'amour qui ne veut pas mourir

Classique du célèbre écrivain Gabriel Garcia Marquez, L'amour aux temps du choléra est un roman sublime, une saga qui s'étend sur des décennies et qui raconte l'histoire d'un amour de jeunesse brisé, rompu, qui saura se reconstruire au crépuscule de la vie des protagonistes.

C'est beau, touchant, troublant. La plume de l'auteur y est à son sommet, élégante et fluide, sensible et imagée. Ce récit est sublime et fait autant chaud au coeur qu'il fait souffrir, tant le personnage principal fait preuve d'abnégation et de persévérance pour reconquérir celle qu'il aime. Émotions garanties.

L'amour dans le pré

Cet amour dans le pré est en vérité Le bonheur est dans le pré, film jouissif signé Étienne Chatiliez (1995). Vous tomberez sous le charme de cette histoire où Francis (génial Michel Serrault), épuisé par la complexité de son existence, se met à rêver d'une vie meilleure, plus simple, sans tracas. Les menaces de grève dans son usine de fabrication de sièges de toilette et les bourgeoises ambitions de sa femme et sa fille lui imposent un stress dont il ne veut plus.

Pendant une émission du style Retrouvailles, il aperçoit une femme qui rêve d'entrer en contact avec son mari disparu il y a un quart de siècle. Comme cet homme est son parfait sosie, Francis voit là l'opportunité de se substituer à la vie du personnage et de prendre sa place dans un univers plus adapté à son état et ses désirs.

Vie de campagne relaxe, sans obligations professionnelles autres que regarder l'herbe pousser et observer les oies gambader. Comme il se trouve que la dame de la maison commence à lui plaire, il prendra son nouveau rôle au sérieux et regardera son monde ancien s'écrouler avec un certain détachement. C'est drôle, intense, et ne serait-ce que pour le jeu d'Eddy Mitchell, ça vaut le coup. Gagnant de six Césars, Le bonheur nous rappelle que l'amour, ça commence souvent par des choix, pas par le hasard ou la fatalité.

L'amour testé

Il n'est pas question ici d'une grande chanson romantique, Jacques Dutronc n'ayant jamais été fleur bleue sur disque. Le testamour, un de ses rares succès des années 70, évoque les paires qu'on ne peut séparer, les duos forts, soudés, qu'on ne peut imaginer en solo. « Je laisse Juliette à Roméo, je laisse la Vénus à Milo, je laisse les oeufs à la coque »... les clins d'oeil sont nombreux et fort amusants. Dutronc les énumère en soulignant que son heure à lui est arrivée, qu'il a « fait hier le testamour »... Et qu'aujourd'hui, de toute évidence, il doit faire son testament. Pas très porté sur l'engagement, l'interprète des Cactus...

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