«La Petite Boite Noire est en vie»

Selon Philibert Bélanger, l'un des artisans de La... (IMACOM, Maxime Picard)

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Selon Philibert Bélanger, l'un des artisans de La Petite Boite Noire, l'organisme de promotion des arts de la scène est bien en vie grâce à la participation proactive des administrateurs et de la communauté sherbrookoise.

IMACOM, Maxime Picard

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Philippe Cadieux

« Un immeuble a brûlé, mais La Petite Boite Noire est en vie. »

Pour Philibert Bélanger, l'un des artisans de ce lieu culte du centre-ville, lorsque les flammes jaillissaient du 53, rue Wellington Sud, le temps s'est arrêté. « Cette nuit-là, on a vécu l'horreur. Cette scène qui nous a permis d'exprimer notre passion au cours des dernières années était littéralement réduite en cendres. »

Toutefois, même si le montant couvert par les assurances n'était pas suffisant pour remplacer l'équipement détruit par le feu, le deuil a été de courte durée. Dès la première rencontre du conseil d'administration de l'organisme culturel, la consternation a cédé la place à la résilience. « L'idée d'abandonner n'a jamais été évoquée. En fait, environ une heure après le début de la rencontre, notre campagne de sociofinancement était lancée », explique fièrement Philibert.

« Sauvons La Petite Boite Noire »

C'est sur la plateforme web Indiegogo que les bénévoles de La Petite Boite Noire (LPBN) invitent la population à donner généreusement. « Avec tous les appels d'encouragement et les dons que nous avons reçus dans les derniers jours, nous avons compris qu'il y a une place bien importante pour notre Petite Boite à Sherbrooke », précise-t-il.

Seulement quelques minutes après la mise en ligne de la campagne de sociofinancement « Sauvons La Petite Boite Noire », les dons s'accumulaient à une vitesse déconcertante. Mais, malheureusement, disons que depuis quelques jours, l'élan de générosité a quelque peu ralenti.

« C'est tout à fait normal! » clame Philibert. « Au début de la campagne, même si on était très enthousiasmés par les résultats, on était conscients que les dons allaient éventuellement ralentir. Dans ce genre de situation, les gens qui s'intéressent particulièrement à une cause donnent promptement et sans délai, car leur attachement est très fort », ajoute-t-il.

Un spectacle-bénéfice

Alors, pour compléter cette collecte de fonds, il était naturel pour une organisation de promotion des arts de la scène d'organiser un spectacle-bénéfice. Le vendredi 27 février prochain, à 20 h, au Théâtre Granada, les spectateurs assisteront à une explosion culturelle au profit de LPBN.

« Pour ce spectacle, nous avons reçu de nombreuses offres. Plusieurs artistes qui connaissent et apprécient notre organisme ont manifesté le désir de participer à la relance de celle-ci. Il faut également mentionner que sans l'aide de l'équipe du Théâtre Granada, tout ça aurait été très difficile. C'est vraiment incroyable et touchant de recevoir autant d'aide de la communauté artistique », mentionne Philibert avec une voix empreinte d'émotion.

Le centre-ville à tout prix

Évidemment, même si La Petite Boite Noire est encore bien en vie, il faudra éventuellement trouver un nouveau local pour l'organisme. Selon Philibert Bélanger, pour les administrateurs de LPBN, pas question de s'installer à l'extérieur du centre-ville. « Notre priorité est de rester au coeur de la ville et on a déjà quelques options en tête. »

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