2 adultes + 5 enfants = 1 voiture

Marie-Ève Bergeron et son conjoint François Pelletier doivent... (IMACOM, RENÉ MARQUIS)

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Marie-Ève Bergeron et son conjoint François Pelletier doivent s'organiser pour que toute la petite famille puisse se retrouver à bon port jour après jour, y compris les enfants Elliot, Lily, Stella et Morgan Pelletier ainsi que Marc-Émile Scholer.

IMACOM, RENÉ MARQUIS

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Christine Bureau

Un luxe, avoir deux voitures? Plutôt une nécessité, répondraient plusieurs familles. Au bout du fil, Marie-Ève Carignan propose un tout autre son de cloche. Elle et son conjoint François Pelletier vivent depuis 2006 avec une seule voiture. Un défi qui est devenu au fil du temps une simple routine, assure la maman de cinq enfants.

Il faut dire que ce que la famille Carignan-Pelletier n'a pas en moyen de transport, elle le compense par un bon sens de l'organisation. « Ç'a été dur les deux ou trois premières semaines, mais à un moment donné, tu t'habitues. On s'arrange pour regrouper nos sorties et une fois de temps en temps, on part faire notre run de lait », rigole-t-elle.

Depuis que le couple est déménagé en 2006 de North Hatley vers Sherbrooke, toutes leurs décisions doivent tenir compte de cette nouvelle réalité. Comme lui est policier, il leur a fallu trouver une maison qui ne soit pas trop éloignée du poste de police de Sherbrooke. Elle est propriétaire de la Résidence Santé globale, une ressource d'hébergement privée pour ceux qui ont des problèmes de santé mentale. Elle aussi doit être en mesure de se rendre au travail rapidement.

Mais même après trois déménagements, le couple a toujours réussi à vivre avec cette contrainte. La petite famille habite maintenant sur la rue de Montréal, à moins d'un kilomètre de la Résidence Santé globale. Et malgré le déménagement du poste de police sur la rue Galt, François Pelletier continue de s'y rendre à pied, beau temps mauvais temps.

« Il n'y a pas de mauvaise température, il n'y a que de mauvais vêtements. Il y avait de la poudrerie cette semaine et il a mis ses lunettes de ski. Il est super bien habillé. Quand tu économises 5000-6000 $ par année parce que tu n'as pas de voiture, tu as les moyens de t'acheter des pantalons en Gore-Tex », lance-t-elle en riant.

Marie-Ève Bergeron avoue que le fait d'habiter dans l'arrondissement Jacques-Cartier leur facilite les choses. Rester à North Hatley les aurait obligés à garder les deux voitures. « Là-bas, ç'aurait été impossible. À moins peut-être de travailler de la maison, mais encore là, tu es loin de tous les services. »

Autre constat : il ne faut pas surcharger son horaire. « On est occupés, on a des activités, mais on ne s'overbook pas », insiste-t-elle. La famille arrive d'ailleurs à tout concilier sans utiliser le transport en commun, ou à peine.

« On choisit nos activités en fonction du centre-ville, ça c'est important de le dire. Quand on veut aller au cinéma, on choisit La Maison du Cinéma et on y va à pied, on ne va pas au cinéma Galaxy. Quand on est déménagé ici, c'était clair pour nous qu'on voulait encourager l'économie locale. »

Et à pied plutôt qu'en voiture.

Tentative avortée

Le journaliste de La Tribune René-Charles Quirion a tenté l'an passé de se débarrasser de l'une de ses voitures. Une expérience qui aura duré... une semaine. Père de trois enfants âgés entre 6 et 11 ans, il a trouvé difficile de concilier les activités familiales avec le travail.

« Si on avait des emplois plus sédentaires, peut-être qu'on aurait réussi », estime-t-il avec le recul.

Comme le travail l'oblige à se déplacer, c'est lui qui a gardé la voiture pendant l'expérience. Sa conjointe, elle aussi journaliste, prenait l'autobus pour aller au travail, où elle dispose là-bas d'une voiture. « On reste dans l'ouest de la ville, où le transport en commun est bien développé, mais à un moment donné, c'est une question d'efficacité », fait-il valoir.

Le couple avait déjà fait l'effort il y a quelques années de choisir de plus petites voitures. Reste qu'il estime encore à 7000 $ le coût d'entretien d'une seule voiture. Même si l'expérience aura été courte, René-Charles n'a pas encore écarté l'idée d'avoir une seule voiture. « Peut-être quand les enfants auront grandi », conclut-il.

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