Sauver des vies

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Mireille Elchacar est agente de développement régional en Estrie pour Amnistie Internationale.

IMACOM, RENÉ MARQUIS

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Philippe Cadieux

Pendant que vous lisez ces lignes, aux quatre coins du globe, les droits fondamentaux de millions d'êtres humains sont bafoués. Heureusement, certaines organisations humanitaires comme Amnistie Internationale (AI) s'attaquent de front à ce fléau. On vous propose alors d'échanger quelques minutes de votre temps pour sauver la vie d'une personne. Ça vous intéresse? Si vous répondez par l'affirmative à cette question, on vous demandera peut-être de signer une pétition ou même d'envoyer une carte postale à un quelconque dictateur.

Raif Badawi... (Courtoisie) - image 1.0

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Raif Badawi

Courtoisie

Selon Mireille Elchacar, coordonnatrice de la section sherbrookoise d'Amnistie Internationale (AI), ce petit geste qui peut paraitre anodin au premier abord est d'une grande importance.

« Le pire ennemi d'un prisonnier politique ou d'opinion est le silence. Il faut absolument mettre de la pression sur les instances politiques qui se moquent des droits humains, grâce à un effort collectif du gouvernement, de la population et des médias. C'est la seule façon de faire bouger les choses et de forcer les tortionnaires à nous écouter », clame-t-elle d'entrée de jeu.

D'ailleurs, la campagne Cartes de voeux, qui consiste à faire écrire au plus grand nombre possible de personnes des mots d'encouragement et de soutien aux individus dont les droits sont violés, a un fort taux de réussite. « Dans 67 pour cent des cas, on obtient des résultats concrets. C'est donc dire que ce petit geste peut avoir un impact réel sur la situation des gens qu'on aide », précise Mme Elchacar.

« On fait de notre mieux »

Avec un dossier comme celui de Raif Badawi, qui est actuellement emprisonné en Arabie saoudite et qui devrait recevoir ses prochains coups de fouet vendredi - lesquels seront possiblement mortels -, Amnistie Internationale a beaucoup de pression sur les épaules. Comment vit-on avec celle-ci?

« On fait de notre mieux, tout simplement. À tous les jours, on diffuse le plus d'information possible et on espère que nos efforts seront récompensés. Et même si le défi est de taille, la récompense l'est tout autant. La vie d'un être humain est en jeu », explique la coordonnatrice.

De plus, pour Mireille Elchacar, disons que le cas de M. Badawi est pour le moins particulier. « Au fil du temps, Ensaf Haidar, la femme de Raif, est devenue une bonne amie. C'est donc une situation très sensible pour moi. Par mon travail, j'essaie de sauver le mari de mon amie et le père de ses enfants. »

Besoin d'aide

Même si la participation citoyenne et la couverture médiatique semblent excellentes pour le cas de Raif Badawi, c'est loin d'être toujours le cas lorsqu'il s'agit de décrier ce type de situation. Pourtant, plusieurs autres personnes qui ont des liens avec le Canada vivent actuellement une situation similaire.

« Tout au long de l'année, nous avons des campagnes de sensibilisation pour informer la population. On vous invite à nous contacter pour en savoir plus. Notre objectif n'est pas de faire de vous des militants extrémistes, mais plutôt de meilleurs êtres humains », conclut Mme Elchacar.

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