ÉDITION FULL STAFF (COMPLÈTEMENT PERSONNEL)

D'Edgar Allan Poe à Big Fish

Ceci n'est pas un hommage à Charlie Hebdo. Cette première édition... (Illustration La Nouvelle, Philippe Cadieux)

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Illustration La Nouvelle, Philippe Cadieux

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Philippe Cadieux

Ceci n'est pas un hommage à Charlie Hebdo. Cette première édition Full staff (Complètement personnel) publiée cette semaine à grands coups de textes et de dessins avait été pensée et lancée avant les horreurs de la dernière semaine. Donc, rien à voir! Alors ce Full Staff?! Une envie de sortir de notre zone de confort, mais surtout de vous proposer autre chose que la perte de poids et le gain de muscle pour la prochaine année. Et un désir de rapprochement, aussi. Parce qu'on a envie d'être avec vous.

Cette nouvelle année est celle des possibles. Au-delà des traditionnelles résolutions, que vous abandonnerez au premier clin d'oeil de l'avarice, il y a le beau et le bon. Ces petits je-ne-sais-quoi qui vous permettent d'affronter les aléas de la vie avec le coeur léger et le sourire aux lèvres. La culture vous obnubile éperdument? Les voyages aux confins du globe vous interpellent? Grand bien vous fasse. D'Edgar Allan Poe à Big Fish, jusqu'au bout de la route, cette année sera la vôtre. Que dis-je?! Cette année sera la nôtre!

Dans les abysses de la rue Morgue

Ode à la littérature. Cet art des lettres qui nous oblige à troquer quelques heures de sommeil et une journée efficiente au boulot pour une bonne histoire. Nul doute, pour ma part, c'est un marché honnête. Pour bien entamer 2015, il est impossible de passer à côté de cet éternel et immortel écrivain qu'est Edgar Allan Poe. Le maître de la nouvelle vous envoûtera grâce à ses allégories et ses mystères opaques et sans issue.

Lorsque vous vous serez extirpé sain et sauf de la rue Morgue, Sandrine Colette vous attendra de pied ferme avec son premier roman Des noeuds d'acier. Avertissement pour les lecteurs : vous vivrez des moments plutôt intenses et lugubres, bien installés dans la cave d'une ferme miteuse. Une lecture à éviter pour les âmes sensibles.

Suite à ces lectures pour le moins déroutantes, vous aurez besoin d'une pause. Un moment pour vous remettre de vos émotions, et non pas pour relaxer vos méninges. Vous découvrirez Les grands imbéciles de Pierre Vadeboncoeur. Ces personnages publics qui ont mis leur ingéniosité au service de la bêtise. Un vrai régal.

Un voyage aux confins de soi-même

En 2015, on se souhaite un périple aux confins de soi-même. Et voyager, c'est le meilleur moyen d'y arriver. Parlez-en aux grands explorateurs qui vous entourent (ou pas). Évidemment, oubliez les fameux tout inclus. Prenez votre pack sac et osez. Vous apprendrez que les moments inoubliables, ça ne se trouve pas dans un quelconque-complexe-hôtelier-isolé-du-reste-de-la-planète. Essayez le vrai, juste une fois. Vous ne tenterez plus jamais de soulager votre besoin oppressant de bourlinguer par une piètre imitation.

Le centre-ville, rien d'autre!

Laissez votre voiture bien stationnée à la maison et dirigez-vous vers le centre-ville, c'est un ordre! Entre le meilleur cinéma indépendant au monde (je-suis-subjectif) et les gorges de la rivière Magog, il y a une multitude d'options qui s'offrent à vous. Toutefois, c'est du haut de la King, adossé au cénotaphe qui trône sur la ville, que vous pourrez observer le plus beau point de vue de Sherbrooke. La magnificence du simple.

Du quatrième au septième art

Pour les douze prochains mois, on souhaite encore plus de culture.

Et pour commencer, je vous propose Bears of Legend. Vous connaissez?! Ces ours trifluviens qui ont littéralement envahi la scène musicale québécoise depuis trois ans. Eh bien, je vous le souhaite. Car pour moi, c'est une révélation. Un mélange rythmé d'instruments folkloriques et de mélodies accrocheuses. De plus, en 2015, le septuor sortira son deuxième album. C'est à grands coups de percussions amérindiennes que je vous propose d'essayer les ours.

Enfin, pourquoi ne pas essayer le septième art en 2015? Le vrai cinéma. Pas celui qui trône au sommet du box-office, mais plutôt celui qui existe dans l'ombre d'Hollywood.

Je vous propose City of God. Un film brésilien qui nous offre une virée au coeur de la Cité de Dieu, un projet d'habitations à loyers modiques qui est devenu un des endroits les plus dangereux au monde dans les années 1980.

Un chef-d'oeuvre, tout simplement.

Afin de terminer cet éloge du beau et du bon, le film Big Fish me semble être le meilleur moyen. Une histoire rocambolesque d'un homme qui traverse le monde avec une seule chose en poche, l'amour.

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