Réveiller la force

«La force se réveille, la force se réveille, d'accord, mais à quelle heure? » (Archives, La Presse)

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«La force se réveille, la force se réveille, d'accord, mais à quelle heure? »

Ce fut la question de mon fils de 5 ans lorsque, pour une treizième fois d'affilée, je regardais la bande-annonce du futur Star Wars sur le web. En décembre 2015 mon fils, pas avant. D'ici là, les fans finis se raccrochent à ces quelques minutes diffusées sur le web et vues à des dizaines de millions de reprises sur YouTube jusqu'à maintenant.

L'engouement pour la franchise de George Lucas, maintenant propriété de Disney, est absolument phénoménal. Qui aurait cru que cette histoire, dont le premier épisode est débarqué sur les écrans de cinéma en 1977, traverserait le temps et les générations de cette manière... Presque quarante ans plus tard, l'enthousiasme est intact et le public renouvelé.

Pour bien plonger dans l'univers de Lucas et comprendre comment il en est arrivé à créer Luke Skywalker et les autres, les livres La guerre des étoiles (tome 1 et 2), parus aux Éditions Omnibus en 1995 sont absolument géniaux. On y retrouve les histoires originales sous forme de récit, mais aussi un dossier complet sur le créateur et sur le chemin qu'il a parcouru avant d'accoucher de son western galactique.

Le jeune George, fasciné par les comics de Batman, Superman et Picsou (!), se met à dessiner frénétiquement et à donner vie à ses propres personnages. Lorsque son père débarque à la maison avec un téléviseur en 1954, le garçon se perd complètement dans les images noir et blanc qui apparaissent à l'écran. Le coup de foudre est entier, et son avenir est désormais tracé. Il mettra les mondes fantastiques de son imaginaire en images.

On rappelle dans le dossier comment Lucas, jeune réalisateur, négocia son contrat avec la 20th Century Fox pour le tournage du premier épisode de Star Wars. Le studio lui avait octroyé un modeste budget de huit millions de dollars pour son film de science-fiction. Le réalisateur, qui avait fait un peu d'argent avec le succès d'American Graffiti (1973) et était prêt à investir ses propres sous, accepta, en demandant toutefois qu'on lui cède les droits sur le merchandising et la bande sonore. Les dirigeants de la Fox, trop heureux de ne pas se faire réclamer plus de fonds, cédèrent aux demandes de Lucas. On connaît la suite : le film fera un tabac, et le réalisateur s'en mettra plein les poches avec les produits dérivés. Cela fera de lui un des hommes les plus puissants d'Hollywood. En moins d'un an, il vaudra plus de vingt millions de dollars.

La franchise, aujourd'hui propriété de Disney qui en a acquis les droits pour la coquette somme de quatre milliards de dollars en 2012, s'apprête donc à revivre en décembre 2015, sous la direction de J. J. Abrams, le créateur des téléséries Lost et Fringe. La pression est forte et les attentes aussi élevées que pouvait l'être l'Étoile noire dans les cieux. Que la force du créateur original soit avec lui...

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