HALLOWEEN

Le bateau pirate de la rue Galt Ouest

Marco Veilleux a tout du pirate, incluant l'envie... (Imacom, Julien Chamberland)

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Marco Veilleux a tout du pirate, incluant l'envie de s'amuser.

Imacom, Julien Chamberland

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Dehors, on sent le vent froid de la fin du mois d'octobre. Il fait environ 5 degrés et une petite bruine nous glace le sang. Le soir commence à s'installer. Le ciel est couvert de gros nuages gris et la rue est tapie de centaines de feuilles mortes mouillées par la pluie des derniers jours. Bref, c'est une ambiance parfaite pour visiter une maison hantée!

En circulant sur la rue Galt Ouest en direction de l'autoroute 410, on est en plein quartier résidentiel. On passe devant le casse-croûte Bernard, la Quincaillerie de l'Ouest et le Dépanneur Céline. À la vue des pierres tombales, du grand drapeau de pirate et des squelettes qui recouvrent le terrain, on ne peut faire autrement que de sourire... ou d'avoir peur!C'est la maison de Marco Veilleux et de Pierre Ivall qui, depuis une dizaine d'années, devient hantée à tous les soirs d'Halloween. Pour 2014, leur garage se transformera en bateau de pirates, dont l'équipage semble avoir été maudit à la suite de chasses au trésor et d'aventures aux quatre coins du globe.

Le 31 octobre, une douzaine de comédiens costumés et maquillés seront sur place de 15 h à 20 h 30 pour accueillir les courageux visiteurs, jeunes et moins jeunes.

Marco et Pierre nous accueillent vêtus de costumes de pirate, tels deux Jack Sparrow. Ils décrivent ce qui est devenu pour eux une tradition. « Chaque année, entre 800 et 1200 personnes viennent visiter la maison. Les gens font la file jusque dans la rue. Des vans remplies d'enfants débarquent devant chez-nous. Il faut appeler des policiers pour qu'ils puissent venir faire la circulation tellement il y a du monde », de raconter Marco Veilleux.

Quand on circule dans le « garage hanté », un mot nous vient à l'esprit pour résumer toute l'ampleur de leur projet : impressionnant!

Dans l'obscurité, des squelettes grandeur nature sont assis autour d'une table sous de grosses toiles d'araignée. Des coffres ouverts sont remplis de butins laissés à l'abandon. Des stroboscopes, de la musique d'horreur et toutes sortes de bestioles animées nous attendent tout au long du parcours.

« On a prévu dix caisses et deux gros bacs noirs pleins de bonbons pour que tous les enfants qui nous visitent en aient. Il y a des enfants qui repassent 10 fois. » Est-ce qu'ils les laissent faire? « Ben oui, pourquoi pas? »

Une maison hantée de quartier

Visiblement, la maison hantée met de la vie dans le quartier, et ce, dès les premiers préparatifs qui débutent environ un mois avant le 31 octobre.

« C'est la onzième année qu'on le fait, mentionne Pierre Ivall. Même les plus vieux viennent nous voir pendant qu'on monte la maison hantée. Eux aussi ont hâte au jour de l'Halloween pour voir le résultat final. »

Marco et Pierre racontent que « la première année, on n'avait pas l'électricité dans le garage. Un voisin nous a offert de nous brancher chez lui. Un autre monsieur du quartier a déjà fait la circulation des voitures en l'absence de policiers. »

« Pendant les préparatifs, le plus drôle, c'est de voir les jeunes qui vont à l'école primaire tout près regarder l'évolution de la maison. Dès le deuxième jour, ils nous demandent "êtes-vous en train de monter la maison d'horreur?" Et ils nous parlent de ce qui est nouveau d'année en année. »

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