HALLOWEEN

Où sont les braves?

Manoir intrigant, environnement lugubre, décor surréaliste, personnages multiples:... (IMACOM, MAXIME PICARD)

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Manoir intrigant, environnement lugubre, décor surréaliste, personnages multiples: l'univers créé par Louis-Philippe Hébert dans le Canton de Cleveland attire de plus en plus de curieux chaque année.

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Christine Bureau

Avertissement : vaut mieux tenir bien serré son sac de bonbons quand on visite le 310 du chemin de la Rivière, dans le Canton de Cleveland, le soir de l'Halloween. Sinon, on risque fort de le laisser tomber en traversant l'effrayante allée qui mène jusqu'à la maison. Et prenez bien garde à l'oeil du monstre qui veille sur vous à partir du grenier...

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Même à la lueur du jour, le chemin menant à la résidence de Louis-Philippe Hébert fait frissonner. Il suffit qu'on s'imagine de quoi a l'air le champ de fantômes le soir tombé pour se sentir un peu moins brave, tout d'un coup.

« On a la maison parfaite pour ça. Cette année, on va la remplir de toile d'araignées, il va y avoir une douzaine d'araignées géantes. J'installe aussi des lumières qui donnent un éclairage vert à la maison », raconte-t-il.

Il faut dire qu'en lui-même, le décor naturel de l'endroit a de quoi alimenter les idées les plus effrayantes. À l'extérieur, de gros arbres aux longues branches sont prêtes à accueillir des zombies en détresse et la maison aux tons orangés est située tout juste à côté d'un cimetière... Et comme à chaque année depuis cinq ans, l'endroit se métamorphose le soir de l'Halloween pour être à la hauteur de l'horreur de sa réputation.

« Il y a des enfants, des ados, mais aussi des adultes qui viennent juste pour le trip de voir ce qu'il y a de nouveau... L'an passé, il pleuvait à boire debout, on s'était dit qu'il n'y aurait pas un chat; on a donné 500 sacs de bonbons et on a arrêté de compter après 1000 personnes », estime-t-il.

Étrangement, ce sont les grands enfants et les ados qui prennent peur lors de leur visite. « J'en ai eu des crises, mais moins que je pensais. Il y a une petite fille qui a capoté et on a dû aller lui porter les bonbons sur le bord du chemin, c'est tout. En fait, les moins peureux, ce sont les plus jeunes. Ils rient! C'est comme s'ils n'avaient jamais associé les zombies et le reste avec l'aspect macabre », note-t-il.

Ce n'est pourtant pas le macabre qui manque. Vous n'avez qu'à prendre tous les personnages les plus lugubres auxquels vous pouvez penser et à les planter devant une maison, et voilà, vous commencez peut-être à avoir une idée de l'ampleur de la chose.

Il y a aussi l'éclairage, les bruits de tonnerre, le diable qui crache de la fumée, le loup-garou qui grogne... Et bien sûr, l'étrange petite fille qui se balance en chantant « Lalalala » et en tournant la tête. « J'ai acheté sa petite soeur cette année!» se réjouit Louis-Philippe, en empoignant une grande poupée prête à être posée dans un arbre, la tête à l'envers.Pour le plaisir

Depuis cinq ans déjà qu'il ajoute ainsi des éléments à son décor d'Halloween. La pression devient-elle plus forte que l'ampleur de la tâche? « Un peu, mais c'est drôle, ce sont les choses les plus simples dont on parle le plus. Le champ de fantômes est toujours très populaire, l'oeil dans le grenier... Il y a aussi des choses que je vais garder et sortir seulement aux deux ans. Des fois, il suffit de changer quelque chose de place pour que les gens pensent que c'est nouveau », souligne-t-il.

En tout, il prend un mois - à temps partiel - pour installer son décor d'horreur. Heureusement, il a de l'aide de sa famille et d'un ami-anciennement-croque-mort, Sébastien.

« Je fais ça pour le plaisir. J'ai étudié en théâtre », commence Louis-Philippe.

Il est rapidement interrompu par son père, qui installe des lanternes un peu plus loin.

« Ça vient de nous! »

« C'est vrai, admet Louis-Philippe. À l'âge de 14 ans, j'ai construit une tombe avec mon père avant de me déguiser et de me cacher dedans le soir de l'Halloween. Mon père était caché derrière la haie, on faisait peur aux plus jeunes pendant que ma mère donnait des bonbons », se remémore-t-il en souriant.

Aujourd'hui, la famille Hébert a vieilli, mais le scénario demeure le même. Devinez d'ailleurs qui joueront les figurants le soir de l'Halloween chez Louis-Philippe? Attention! Qui se cache derrière les haies?... Bouh!

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