La participation citoyenne au goût du jour

C'est la volonté de changement qui motive des... (IMACOM, RENÉ MARQUIS)

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C'est la volonté de changement qui motive des citoyens comme Évelyne Beaudin et Claude Dostie à prendre part à la vie municipale.

IMACOM, RENÉ MARQUIS

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Depuis quelques années, une plus grande importance semble être accordée aux enjeux locaux, du moins à Sherbrooke. Les médias traditionnels et les médias sociaux semblent s'intéresser plus qu'avant aux dossiers municipaux.

C'est l'avis d'une des porte-paroles du Mouvement Sherbrooke Démocratie, qui dénote un « réveil » des Sherbrookois quant à la participation citoyenne au municipal. « Je pense que ça a commencé en 2007, avec toute l'histoire du plan d'urbanisme et le référendum », de mentionner Évelyne Beaudin. « C'est rendu cliché de le souligner, mais c'est peut-être aussi à cause de la Commission Charbonneau ».Même son de cloche du côté de Louisda Brochu, conseiller municipal du district de Lavigerie. « Est-ce que le fait d'avoir un parti politique municipal qui a pris de l'expansion depuis 2009 a amené les forces vives de l'opposition à se regrouper et à s'unir? Je crois que oui. Ça a mené les gens qui ne sont pas du parti à se regrouper, à s'organiser, à mieux articuler leurs répliques. Et c'est parfait puisque ça nous permet de réfléchir ensemble sur des problématiques »

Quand insatisfaction et implication vont de pair

Le taux de participation aux élections municipales est souvent perçu comme un signe du désabusement de la population à l'égard de la politique, alors que la montée en popularité de certains groupes de pression et de la participation citoyenne se fait sentir.

Isabelle Lacroix, professeure à l'École de politique appliquée de l'Université de Sherbrooke, fait remarquer que lors des dernières élections municipales à Sherbrooke, « on a constaté un accroissement assez intéressant de candidatures. Plus de gens voulaient participer directement à la gouverne des municipalités. En contrepartie, on n'a pas vu de gain équivalent au niveau du taux de participation ».

Mme Lacroix mentionne aussi que la participation citoyenne naît souvent d'un intérêt qui n'est pas comblé. « Les Américains appellent ce phénomène la Dissatisfaction Theory. Une participation citoyenne plus faible peut être l'effet d'un faible taux d'insatisfaction ».

Deux grands défis à surmonter

Selon Isabelle Lacroix, l'énergie à investir pour faire une différence et l'accès à l'information semblent être les deux défis à surmonter pour les militants. « Pour s'impliquer à ce niveau, il faut avoir la capacité de traiter une grande quantité d'informations. Ça demande du temps et des ressources. Les gens qui prennent de leur temps pour participer à la chose publique méritent qu'on souligne leur implication ».

Ces propos rejoignent ceux d'Évelyne Beaudin. « Notre plus grand désavantage, c'est qu'on n'a aucun budget de recherche. Ce sont à 100 % des bénévoles ayant d'autres occupations principales qui cherchent l'information, tandis que les conseillers municipaux sont payés pour faire le même travail. »

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