S'impliquer pour être entendu

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Philippe Cadieux

Dans une société où l'individualisme marque considérablement le rapport à l'autre, la participation citoyenne n'est pas chose facile. Au-delà d'une dose de courage et de volonté, il faut certainement avoir un tant soit peu de considération pour la collectivité. On décide alors de sortir de notre cocon pour regarder par la fenêtre. On y voit des gens qui s'expriment, qui manifestent, qui s'impliquent, mais surtout des citoyennes et des citoyens qui ont choisi d'être artisans de cet univers dont tout le monde rêve.

Pour Miriam Fahmy, conseillère stratégique chez l'Institut du... (Courtoisie) - image 1.0

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Pour Miriam Fahmy, conseillère stratégique chez l'Institut du Nouveau Monde (INM), la participation citoyenne permet littéralement d'assurer la pérennité de nos institutions démocratiques.

Courtoisie

Aujourd'hui, nul doute que la participation citoyenne est un enjeu sociétal majeur. C'est d'ailleurs dans cette logique que, depuis onze ans, l'Institut du Nouveau Monde (INM) oeuvre au Québec pour accroître la participation des citoyens à la vie démocratique. Pour Miriam Fahmy, qui agit à titre de conseillère stratégique chez l'INM, «notre démocratie ne peut tout simplement plus fonctionner sans la participation citoyenne».

Mais, pourquoi?!

«Il ne faut pas s'en cacher, notre démocratie représentative bat de l'aile. Les gens sont particulièrement désabusés et ne sentent pas que les élus travaillent systématiquement pour leurs intérêts. Il ne faut surtout pas oublier que la participation citoyenne est inhérente à notre système démocratique. L'apport d'un citoyen pour notre société est indispensable et permet ultimement d'assurer le bien collectif», explique Mme Fahmy.

Selon la conseillère stratégique, il existe certains obstacles qui contribuent à freiner l'essor de la participation citoyenne. «Individuellement, les gens croient qu'ils n'ont pas le temps ou qu'ils n'ont pas les compétences nécessaires afin de contribuer à la société. Et collectivement, il n'y a pas suffisamment de lieux publics qui permettent de valoriser la participation citoyenne», analyse-t-elle.

Toutefois, il y a des solutions. «Je crois sincèrement que par l'entremise de certaines politiques sociales, qui favorisent l'éducation et le décloisonnement sociodémographique, nous encourageons l'engagement des citoyens. Il faut également multiplier les espaces publiques qui permettent de créer un dialogue et d'augmenter l'implication de la population», ajoute Mme Fahmy.

«Partager le pouvoir»

La participation citoyenne ne se résume pas qu'à l'implication politique, elle a plusieurs visages. On peut manifester, s'impliquer bénévolement ou même consommer de façon responsable. Le choix de l'implication est implicitement lié à un enjeu qui nous interpelle. Il existe donc d'innombrables façons de participer activement à cette société dans laquelle nous vivons.

Mais peu importe le moyen que nous choisissons, la représente de l'INM est intraitable à ce sujet, «il faut éviter de laisser le pouvoir entre les mains d'une élite. Même si nos élus sont majoritairement bien intentionnés, il faut s'exprimer et exiger d'être entendu. Et si on ne nous entend pas, il faut crier plus fort. Car c'est la seule façon de partager le pouvoir et d'assurer la pérennité de nos institutions démocratiques».

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