Semaine des bibliothèques publiques

L'école bibliothécaire

Pour intéresser les enfants, on invite parfois des... (IMACOM, JESSICA GARNEAU)

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Pour intéresser les enfants, on invite parfois des auteurs de livres jeunesse, puis l'enseignant fait du pouce sur les échanges qui ont eu lieu afin d'approfondir certains éléments.

IMACOM, JESSICA GARNEAU

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Noémie Verhoef

Le temps d'une routine du dodo en bonne et due forme, bon nombre de parents se donnent pour mission d'intéresser leurs enfants à la lecture. Lorsqu'on est bibliothécaire pour une commission scolaire, cette mission devient celle de toute une vie.

Les bibliothécaires sont beaucoup plus que des passionnés de littérature en tous genres qui connaissent leurs rayons comme le fond de leur poche. Ce sont aussi des personnes-ressource imaginatives qui sont à l'origine d'une myriade d'activités pour les enfants dans les quelque 36 écoles primaires de la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSRS).

« On est trois bibliothécaires pour la CSRS qui travaillons à partir du centre administratif, car il n'y a pas de personnel formé en bibliothéconomie qui soit attitré à chaque bibliothèque dans les écoles primaires, comme c'est le cas pour les établissements d'enseignement secondaires », spécifie Marie-Pascale Morin, bibliothécaire depuis 1991 et à l'emploi de la CSRS depuis 2009.

Ainsi, ce sont des comités de bénévoles, le plus souvent formés de parents engagés ou de membres du personnel enseignant, qui s'occupent de gérer l'achat des livres et les diverses autres activités de gestion de la bibliothèque de leur école primaire.

« Ce que ça a comme impact, c'est que dans plusieurs écoles, le comité change à chaque année. Ça fait qu'on doit former les nouvelles personnes d'année en année pour leur donner des trucs et des conseils sur la façon de bien gérer les collections, en plus de planifier les activités d'éveil à la lecture dans toutes les bibliothèques primaires, explique Mme Morin.

«Pour intéresser les enfants, on invite parfois des auteurs de livres jeunesse à leur parler, puis l'enseignant « fait du pouce » sur ce qui s'est dit pendant la conférence et utilise ça pour approfondir certains éléments de grammaire, par exemple. On peut aussi des expositions thématiques en mettant des ouvrages en valeur dans des présentoirs ou encore utiliser un espace bien en vue de la bibliothèque pour exposer certains travaux d'étudiants. »

Dépenser judicieusement

Depuis 2005, le ministère de l'Éducation alloue un budget supplémentaire aux commissions scolaires pour qu'elles soient en mesure de regarnir les étagères de leurs bibliothèques, qui étaient en piteux état. Un travail de longue haleine dont on commence à voir les effets bénéfiques, dix ans plus tard.

Des livres attrayants, des collections diversifiées qui savent piquer les intérêts spécifiques des jeunes, des ouvrages de référence imagés et des romans pour tous les goûts, et l'embauche de bibliothécaires de formation pour gérer le tout : voilà ce que cette allocation supplémentaire a permis de réaliser.

Toutefois, nous met en garde Mme Morin, il ne faut pas prendre ces avancées pour acquis, sous peine de se retrouver très rapidement dans la même situation de laquelle on vient tout juste de se sortir.

« Lorsqu'on permet aux commissions scolaires de prendre le budget alloué à l'achat de livres et de le dépenser sur autre chose, comme par exemple pour absorber les compressions, on agit dangereusement. La bibliothèque est un lieu vivant et il est primordial de se garder à jour. Par exemple, les livres traitant des réseaux sociaux n'existaient pas, ou très peu, il y a dix ans, Aujourd'hui, il est impensable de ne pas avoir de tels ouvrages dans nos rayons. Il faut s'adapter à la réalité des jeunes », conclut la bibliothécaire.

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