Semaine des bibliothèques publiques

Le pouvoir de choisir

Sébastien Abran assure le développement de la collection... (IMACOM, MAXIME PICARD)

Agrandir

Sébastien Abran assure le développement de la collection d'Éva-Senécal selon des critères de sélection précis pour qu'elle reste représentative de la société.

IMACOM, MAXIME PICARD

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Camélia Handfield

Selon les données de l'Enquête annuelle sur les bibliothèques publiques du Québec, les bibliothèques de la Ville de Sherbrooke ont fait en 2013 l'acquisition de 20 118 livres imprimés, en plus de périodiques et de documents audio vidéo. Virée shopping de fou pour les amateurs de lecture et de culture.

«J'adore mon travail», confirme Sébastien Abran, responsable depuis un an des acquisitions de la bibliothèque Éva-Senécal.

C'est donc lui qui décide comment dépenser les budgets alloués aux achats dont les sommes proviennent de contributions municipales et, dans une moindre mesure, de subventions du ministère de la Culture et des Communications du Québec, en respectant la logique de continuité du développement de la collection. « Il faut limiter les biais personnels pour construire une collection représentative de la société», remarque le bibliothécaire.

Représentative de la clientèle, soit des groupes d'âge qui la composent et de ses champs d'intérêt. Le travail de Sébastien Abran consiste à assurer un équilibre entre les ouvrages informatifs, éducatifs et ludiques avec un souci d'objectivité. «On veut offrir des documents couvrant différents angles, différents points de vue d'un sujet donné.»

Entres autres critères sont pris en compte l'originalité et l'actualité de l'oeuvre, sa qualité esthétique, la notoriété de l'auteur. «On essaie de privilégier les auteurs de la région, puis les Québécois», souligne Sébastien Abran. Les bibliothèques sherbrookoises ont acheté 25% de livres québécois en 2013.

Pour effectuer leurs choix documentaires, les bibliothécaires furètent dans des banques de données catalographiques, dépouillent les périodiques élaborés à leur intention et, comme tout le monde, lisent les critiques littéraires de journaux et écoutent des émissions culturelles. Les suggestions d'achat des usagés sont considérées quand elles répondent aux critères de sélection de l'institution.

L'acquisition de nouveautés oblige l'élagage régulier de documents, une question d'espace : 5752 l'année dernière pour les bibliothèques de la Ville, dont 1,05% des titres ont été remplacés. «On se départit d'exemplaires montrant des signes de fatigue ou qui sont moins d'actualité.»

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer