Le chasseur, une drôle de bibitte?

Coup de feu, coup d'éclat!

À sa boutique, Jean-Guy Lachance baigne dans l'univers... (IMACOM, MAXIME PICARD)

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À sa boutique, Jean-Guy Lachance baigne dans l'univers de la chasse toute l'année. Mais il appréciee chaque seconde des journées de chasse qu'il s'offre quand la belle saison arrive.

IMACOM, MAXIME PICARD

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Noémie Verhoef

Quand l'automne se pointe avec ses couleurs, ils sont nombreux à gagner les bois, et pas nécessairement pour une randonnée en montagne le temps de quelques selfies. Non, les amateurs de chasse sont plus discrets, bien camouflés à l'orée de la forêt, le regard tournée vers la prairie ou la saline. Mais qui sont ces drôles de bibittes? Histoires de chasse.

Tout bon chasseur doit impérativement s'armer de deux choses : une arme et de la patience. Beaucoup de patience. Pendant une journée de chasse, les longues périodes d'attente constituent la vaste majorité du temps passé en forêt. Pour Jean-Guy Lachance, propriétaire de Lachance Chasse et Pêche, ce temps est loin d'être perdu. Il est nécessaire.

On a beau être passionné de chasse, être propriétaire d'une boutique n'est pas de tout repos. Jean-Guy Lachance, qui passe quotidiennement de longues heures à effectuer mille et une tâches, le sait d'expérience.

« Je travaille des journées de quatorze heures. Je suis débordé et très fatigué. Quand je pars en voyage de chasse, il est grand temps que je décroche », confie d'entrée de jeu M. Lachance.

Entre le mode de vie citadin effréné et les longs silences remplis de l'espoir d'un craquement de branche ou d'un bruissement de feuille, un monde de différences. Le nécessaire retour à l'équilibre, quoi.

Quand Jean-Guy Lachance part à la chasse, c'est donc pour se reposer. Mais pas pour dormir.

« Quand je vais chasser, je me lève avec le soleil pour aller en forêt et je retourne au camp quand il se couche le soir », affirme-t-il tout bonnement, visiblement habitué aux longues journées.

À la bonne place au bon moment

Évidemment, dans le contexte où le chasseur aiguise sa patience pendant de longues heures, lorsque le moment arrive où il aperçoit la bête du coin de l'oeil, une fébrilité tranquille s'empare de lui. Tous sens en éveil, il guette l'instant qui lui permettra de sortir vainqueur de ce duel avec l'animal.

« Je ne chasse pas pour tuer. Je chasse pour le sport, le plein air, la nature, mais surtout pour le défi de me mesurer à une grosse bête impressionnante comme un orignal, poursuit le chasseur vétéran. Je me souviendrai toujours de la première fois où on a tué un orignal. J'étais avec mon ami Jimmy Gaudreault et on allait chasser après que j'aie pris un cours de call d'orignal. On était à 15 ou 20 mètres de lui, et on l'a abattu. Un beau gros orignal de 58.5 pouces. Je vais m'en rappeler toute ma vie. »

Gare aux détracteurs

À ceux qui considèrent que le duel entre un homme armé et un herbivore marchant paisiblement en forêt est injuste, M. Lachance rétorque qu'il est important de diminuer les populations de cerfs de Virginie et d'orignaux, car au-delà d'un certain point, ils deviennent un véritable danger pour les automobilistes. Et, selon lui, de telles critiques ont avantage à être formulées par des végétariens, sans quoi elles sont assez incohérentes.

« Je ne vois vraiment pas ce qui est si terrible dans le fait de chasser l'animal dans son habitat naturel plutôt que de l'élever dans une ferme pour l'envoyer à l'abattoir se faire tuer. Au moins, l'animal sauvage a profité de sa vie en liberté », tranche M. Lachance.

Conseils de pro

Pour ceux qui aimeraient chasser l'orignal et rajouter une histoire de plus à leur livre de chasse, notre expert suggère fortement d'aller dans la région de St-Mathias, un bel endroit où la population d'orignal est assez dense et où il est plus facile d'en croiser un.

« On est vraiment choyés d'avoir des terrains de chasse comme ça dans la région de l'Estrie. On a vraiment pas besoin d'aller loin pour avoir des belles journées de chasse », conclut Jean-Guy Lachance.

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