Moins de quadistes, autant de ventes

Les quadistes sont de plus en plus mécontents de la fermeture de leurs sentiers... (Imacom, Maxime Picard)

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Imacom, Maxime Picard

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David Grégoire
La Tribune

Les quadistes sont de plus en plus mécontents de la fermeture de leurs sentiers par la Ville de Sherbrooke. Ceux-ci croient que ce geste a des effets négatifs sur l'économie de la grande région de Sherbrooke. Rappelons que la Ville a fermé un autre 2 km de sentiers sur le chemin Hamel, dans le secteur de Saint-Élie-d'Orford, la semaine dernière.

Ronald Dubé, président régional de l'Association des clubs quad de l'Estrie, estime que 1 000 personnes passent sur le chemin Hamel durant la saison hivernale. Les quadistes dépenseraient environ 200$ par jour de jour de voyage. On compte deux ou trois voyages par saison, ce qui représenterait environ 500 000$ en retombées économiques.

La Nouvelle a questionné les commerçants du secteur de Saint-Élie-d'Orford et de la municipalité de Saint-Denis-de-Brompton pour savoir s'ils ont vu leur chiffre d'affaires baisser. Eh bien, la grande majorité de ceux-ci ont moins de clients quadistes, mais les ventes n'ont pas baissé. «Nous en voyons un peu moins à cause de l'hiver doux et du manque de neige je dirais. Il n'y a pas beaucoup de changement sur le plan des ventes», affirme Louis-François Vachon, gérant du Tim Hortons sur Chemin Saint-Élie. Même son de cloche chez l'un des deux Petro-T sur la Route 222 : «On voit moins de quatre-roues, mais les ventes n'ont pas nécessairement baissé», dit Martin Leblanc, propriétaire du D'autre part, les quadistes n'ont pas beaucoup d'appui de la part de Destination Sherbrooke et Tourisme Cantons-de-l'Est. Pour eux, les sentiers de quad et de motoneige sont un problème pointilleux, car présentement, les excursionnistes voyagent sur des sentiers avec droit de passage. «Nous pensons que la décision de la Ville est correcte dans le sens qu'on ne peut pas permettre une activité au détriment des citoyens. Il faudrait trouver un sentier où les motoneigistes et quadistes pourraient passer au même endroit, atteste Paul Beaudoin, directeur développement et gestion des infrastructures et des parcs nature. «Le nombre de nuitées équivaut à quelques dizaines de nuitées pour les quadistes et motoneigistes durant l'hiver à Sherbrooke. Il y a une baisse depuis les dernières années. Ce n'est pas un produit touristique prioritaire pour nous. On veut développer des projets touristiques écoresponsables, qui sont d'ailleurs plus payants en retombées économiques», déclare de son côté Alain Larouche, directeur régional de Tourisme Cantons-de-l'Est.

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