S'entendre pour le bien des enfants

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Jean-Pierre Quirion

Pour faciliter la vie familiale après une séparation, le ministère de la Justice offre des séances d'information de groupe sur la parentalité après la rupture. Ces séances de 2 h 30 sont gratuites et abordent les volets juridiques et psychologiques de la rupture, tant pour les parents que pour les enfants.

Sous le thème «Couple un jour, parents toujours», trois palais de justice de l'Estrie invitent les parents séparés ou en instance de séparation à s'informer sur leur recours, leurs droits et leurs besoins. Au palais de justice de Sherbrooke, deux séances sont à l'horaire : le mercredi 9 janvier et le mardi 5 février. À Lac-Mégantic, les rencontres auront lieu les 23 janvier et 20 mars, alors qu'au Palais de justice de Cowansville, le prochain rendez-vous est fixé au 26 février.

Service gratuit

Au Québec, environ 12 000 couples rencontrent chaque année un médiateur familial au frais du ministère de la Justice. Chaque couple ayant au moins un enfant à charge qui se sépare a droit à 5 heures de médiation gratuite payée par le ministère, en plus des 2 h 30 de la séance de parentalité. Par la suite, si de nouveaux besoins de médiation sont nécessaires au fil du temps, le parent peut y retourner pour un autre 2 h 30, toujours au frais du ministère.

«Un des volets importants de la séparation est le choc psychologique qui en résulte, explique Lorraine Filion, travailleuse sociale et médiatrice familiale. «Peu importe ce qu'on dit, une séparation vient rarement d'une décision commune. Il y a souvent un des deux parents qui l'accepte moins. Alors, durant la séance de parentalité, on aide les parents à trouver des moyens de gérer leur stress, leurs émotions et les moments de crise.»

La réaction des enfants à la rupture et leurs besoins sont aussi abordés durant la séance. «La séparation peut affecter la parentalité au cours de cette période difficile. On rappelle que la communication demeure importante après la rupture et on suggère des outils pour s'assurer que les parents maintiennent un minimum de contacts au sujet de leurs enfants. Pour soutenir ceux-ci, pendant cette période de turbulence, les parents ont besoin d'une bonne ceinture de sécurité, car ils rament à contre-courant pendant un certain temps.»

Tout l'aspect juridique fait également partie de l'information livrée aux participants. Un juriste sur place donne des informations sur les droits et devoirs des ex-conjoints au sujet de leurs enfants.

Sources de conflits

Faire appel à un médiateur peut être une solution si la communication est bloquée entre les parents. «Il y a plusieurs sources de conflits possibles entre ex-conjoints: le partage des biens et des dettes, la pension alimentaire, le temps de vie des enfants, comme la garde partagée, s'entendre sur les sports à pratiquer, qui va chez le médecin avec eux, les vacances, les relations avec les grands-parents... » explique Lorraine Filion.

«En médiation, les parents prennent des décisions et on les met par écrit. Ça donne un canevas plus facile à suivre. Même si parfois, au moment de la séparation, les parents se sont entendus à l'amiable, il arrive qu'après quelques mois, l'entente de départ n'est plus viable, soit pour l'un des parents ,soit il faut prendre en compte un besoin spécifique de l'enfant. L'entente est alors modifiée et ajustée à la nouvelle réalité.»

Pour plus d'information sur les séances «Couple un jour, parents toujours», vous pouvez visiter le site du ministère de la Justice au www.justice.gouv.qc.ca/mediationfamiliale

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