C'EST PAS LA FIN DU MONDE!

La fin du monde et le cosmos

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Philippe Cadieux

Que ce soit un gigantesque trou noir, une explosion cataclysmique d'une étoile ou même une mystérieuse comète qui vient soudainement frapper la Terre, le cosmos est souvent au coeur des discussions lorsqu'il s'agit de la fin du monde. Qu'en est-il en réalité? Simples mythes ou faits scientifiques?

Voici l'épineuse question à laquelle tente de répondre Sébastien Giguère, coordonnateur scientifique et responsable de l'éducation à l'ASTROLab du Mont-Mégantic à travers la conférence 2012 pour en finir avec la fin du monde, qui sera présentée le 21 décembre prochain au Musée de la nature et des sciences. L'objectif de cet exposé est de faire la lumière sur l'origine du mythe 2012 et le fameux calendrier maya.

Nul doute, la fin du monde a la cote en 2012. On en parle partout, au cinéma, dans les journaux ou même en famille, c'est le nouveau bogue de l'an 2000. Cette obsession pour l'extinction des Hommes n'est pas nouvelle.

Depuis le début de l'histoire de l'humanité, la fin du monde tel que nous le connaissons marque l'imaginaire des êtres humains. Selon Guillaume Poulin, conseiller scientifique pour l'ASTROLab du Mont-Mégantic, il est parfois difficile de séparer le mythe de la réalité. «La fin du monde est régulièrement associée aux menaces célestes. Dans les faits, la majorité des dangers liés au cosmos dont nous entendons régulièrement parler, tel que l'inversion des pôles magnétiques, sont de la pure fiction», explique-t-il.

Toutefois, il existe des phénomènes cosmiques qui représentent de véritables dangers pour l'humanité. L'objectif de la conférence menée par l'ASTROLab est justement de démystifier toutes les rumeurs véhiculées au cours des dernières décennies à ce sujet et de dresser un portrait des phénomènes cosmiques probables, telle qu'une collision avec un astéroïde ou même l'inévitable extinction du soleil.

Un des phénomènes qui revient régulièrement dans l'actualité scientifique est l'activité solaire. À titre d'exemple, le 13 mars 1989, une éruption solaire a entraîné des variations du champ magnétique terrestre provoquant l'écroulement du réseau électrique au Québec, ce qui a été appelé le grand black out.

«À tous les 11 ans, nous sommes dans une grande période d'activité solaire, ce qui est actuellement le cas. Les éruptions solaires peuvent avoir des répercussions sur la planète, cependant nous en connaissons beaucoup plus sur ce phénomène aujourd'hui et nous en contrôlons davantage les conséquences», précise M. Poulin.

Selon la communauté scientifique, les menaces venant du ciel ne sont pas les principaux dangers pour la survie de la race humaine. Pour les adeptes de la théorie de la fin du monde par le cosmos, il sera donc nécessaire d'attendre encore un peu avant que toutes les planètes soient alignées.

Actuellement, le réchauffement planétaire et la destruction de nombreux écosystèmes sont davantage à craindre. Le conseiller scientifique ajoute que les probabilités d'un phénomène cosmique à court terme déclenchant l'apocalypse sont extrêmement faibles, voire nulles.

Conférence 2012 pour en finir avec la fin du monde

Lieu : Musée de la nature et des sciences de Sherbrooke

Date : 21 décembre 2012

Heure : 19 h 30

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