Lieu privilégié réservé aux adolescents, les maisons de jeunes offrent de nombreux services d'écoute, de rencontres, de fraternité. Parfois entre jeunes, souvent avec le soutien d'intervenants. La Maison Jeunes-Est, située à l'angle des rues Papineau et King Est, va au-delà des soirées animées. Sous le même toit, l'organisme, fondé en 1983, dispense trois services: une maison de jeunes, une maison d'hébergement pour mineurs et des plateaux de travail pour décrocheurs.
La Maison Jeunes-Est accueille quotidiennement une cinquantaine d'ados de 12 à 17 ans. Certains y séjournent quelques heures, d'autres couchent sur place dans la partie qui sert de maison d'hébergement. Les lundis et dimanches, la maison est fermée, mais deux intervenants sont toujours présents pour répondre aux jeunes qui en auraient besoin.
«On aurait pas autant de jeunes si on ne répondait pas à leurs besoins. Une maison de jeunes, ce n'est juste un endroit pour s'amuser. On offre un cadre différent de celui de l'école, mais aussi avec un suivi», explique Guillaume Pétrin, intervenant depuis quatre ans.
Maison d'hébergement
La Maison Jeunes-Est collabore étroitement avec le Centre jeunesse Estrie, le Service de police de Sherbrooke et le Centre de santé et de services sociaux. Cette portion de la mission de l'organisme se divise en trois services d'hébergement pour mineurs, un volet de crise de 24 à 48 heures, un répit familial de moins de 30 jours et des stages de transition qui se prolongent d'un à six mois, le temps que ces adolescents qui ont un projet de vie apprennent à se prendre en main avec le soutien des intervenants. On leur enseigne à vivre en appartement et on les guide pour qu'ils se trouvent une voie dans la vie. Un suivi externe permet par la suite de garder contact.
L'an dernier, une centaine de jeunes ont séjourné en période de crise, 22 ont profité du répit familial et plus de 200 des stages de transition.
Plateaux de travail
La Maison Jeunes-Est offre aussi les Services et projets en lien direct avec la réussite éducative et la lutte au décrochage. On parle alors, en termes abrégés, de plateaux de travail. Le Projet ACTI-V dure six mois et propose à six jeunes par cohorte de revenir sur les bancs d'école, de faire du bénévolat et d'expérimenter différents domaines du marché du travail en touchant l'ébénisterie, l'informatique, le multimédia, le service à la clientèle, l'entretien ménager et les arts.
«Il faut mettre les jeunes en action. Le projet ACTI-V c'est du raccrochage social, pas juste scolaire. C'est une remise en action générale», expliquent d'une même voix Guillaume Pétrin et Lucie Trahan, intervenante sociale depuis 2 ans.