Adoptez votre fermier

Se rapprocher de son fermier, c'est se rapprocher... (Imacom, Maxime Picard)

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Se rapprocher de son fermier, c'est se rapprocher de son assiette. Et des agriculteurs comme Rémy Boucher, du potager d'Émylou, ont non seulement des produits à offrir, mais des allées de passion également.

Imacom, Maxime Picard

 

Jean-Pierre Quirion

De nombreux consommateurs souhaitent acheter davantage de produits régionaux, mais il n'est pas toujours facile de les identifier. Le réseau d'Agriculture soutenue par la communauté d'Équiterre facilite le lien entre les fermiers locaux et les consommateurs avides de fruits, de légumes et de viandes certifiés biologiques.

Depuis 1996, Équiterre coordonne à travers le Québec ce qu'on appelle couramment les paniers de légumes bios. Des producteurs vendent directement aux consommateurs des paniers de fruits et de légumes cultivés au Québec, et ce, sans intermédiaire.

Une fois par semaine, le consommateur se rend donc à un point de chute prédéterminé pour récupérer son panier. Les fermes participantes ont toutes reçues une certification biologique ou sont en voie de l'obtenir.

Fraicheur et variété au menu

Les producteurs faisant partie du réseau d'Agriculture soutenue par la communauté s'engagent à cultiver durant la saison entre 25 et 30 variétés de légumes biologiques et offrir chaque semaine dans les paniers de 6 à 12 légumes différents.

«Ça permet de découvrir de nouveaux légumes bios qu'on ne retrouve pas nécessairement en épicerie», explique la chargée de projet chez Équiterre, Isabelle Joncas. «C'est un privilège d'avoir un fermier de famille.»

Les producteurs offrent également des idées de recettes pour apprêter les légumes moins connus et on en retrouve aussi sur le site d'Équiterre.

À Sherbrooke

Équiterre avait mis sur pied un projet pilote en 1995. L'année suivante, l'organisme commençait à coordonner ce réseau qui allait prendre de l'ampleur partout au Québec, si bien que certaines fermes ont une liste d'attente. L'offre ne suffit pas pour répondre à la demande. La ferme La Généreuse à Cookshire-Eaton a été la première en Estrie à emboîter le pas dès 1996.

Cet été, six producteurs desserviront le marché sherbrookois où on retrouve sept points de chute sur le territoire de la ville. En Estrie, ce sont plus de dix fermiers qui fourniront fruits, légumes et viandes à travers une trentaine de points de chute.

Par ailleurs, notons que la ferme Du Coq à l'âne, située à Bury, est la seule au Québec à offrir de la viande et des légumes. Les autres se spécialisent dans un seul de ces deux domaines.

Les pour et les contre

Avoir son propre fermier de famille comporte de nombreux avantages. On s'assure de manger des produits frais et biologiques, on encourage la production locale et on évite les longs transports coûteux et polluants.

Cependant, il existe aussi quelques désagréments, comme le fait de ne pas choisir soi-même ses légumes. On peut donc se retrouver avec trop de légumes qu'on aime moins et pas assez de nos préférés. C'est pourquoi  des paniers d'échange sont installés à de nombreux points de chute.

Si les producteurs sont peu enclins à prendre des commandes personnalisées pour la confection des paniers, on peut toutefois commander des surplus et même rencontrer notre fermier lors d'une visite à la ferme.

Procédure d'adoption

Toute la procédure nécessaire pour trouver son fermier de famille est expliquée sur le site internet d'Équiterre au www.equiterre.org/solution/fermier-de-famille .

Il faut d'abord déterminer un point de chute où aller ramasser son panier, soit près de son domicile ou sur le chemin du travail. Il y a sept points de chute à Sherbrooke, dont deux dans le secteur de Rock Forest. Certains sont aussi installés sur des lieux de travail achalandés, comme au CHUS-Fleurimont.

Chaque point de chute est associé avec un producteur local. Une fois le point de chute déterminé, c'est au consommateur de contacter son fermier de famille pour prendre les arrangements, comme la grosseur du panier désiré et les modalités de paiement.

Ensuite, une fois par semaine, au jour et à l'heure prévue, il suffit de passer au point de chute pour récupérer ses produits frais et biologiques... et bien manger!

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